• Home
  • About Us
  • Events
  • Blogging Renewal
  • In the Media
  • Tajaddod Press Room
  • The Library
  •  

    Misbah Ahdab : Tripoli ne fera pas de compromissions, ne se soumettra pas et n’oubliera pas

    C’est dans une ferveur partisane notable que le vice-président du Renouveau démocratique (RD), le député de Tripoli Misbah Ahdab, qui se présente en solo aux législatives de juin prochain, a lancé sa campagne électorale dans la capitale du Liban-Nord, en présence du ministre d’État (et président du RD) Nassib Lahoud.

    Commençant par rendre hommage à la coexistence que les Tripolitains se font une fierté de préserver, évoquant leur dignité, leur noblesse, leur sincérité et l’impact intellectuel qu’ils exercent, insistant sur une ville qui restera profondément fidèle et loyale à l’intifada de l’Indépendance, Misbah Ahdab a assuré que Tripoli « ne fera pas de compromissions, ne se soumettra pas, ne pliera pas et n’oubliera pas… Quant à moi, en votre nom et dans cet esprit, je continuerai à résister à vos côtés, dans le pire et dans le meilleur », a-t-il précisé.
    « Nous ne permettrons pas à qui a pu accéder aux postes grâce à la tutelle syrienne de revenir une deuxième fois au pouvoir en brandissant les slogans de la solidarité et de l’entente ; ils n’obtiendront pas, en nous dupant, ce que nous leur avons fait perdre, et Tripoli, aujourd’hui comme hier, ne permettra pas qu’ils deviennent une faille, aussi minime soit-elle, dans son mur de résistance. Nous démantèlerons leurs plans et nous nous arc-bouterons sur nos constantes, en faveur de la paix civile et pour l’édification d’un État fort, un État de droit à même de renforcer les libertés et une économie productive, un État fort que personne ne pourra supplanter, un État qui tirera sa force de l’égalité qui prévaudra entre tous les Libanais », a martelé le député Ahdab.
    Et après s’être arrêté sur l’urgence d’un incontournable respect de l’accord de Taëf, il a accusé le tiers de blocage et cette « prétendue troisième République » de n’être qu’un leurre, un vecteur que les thuriféraires de cette double duperie entendent utiliser pour « paralyser la République libanaise et ses institutions et faciliter la pérennité du mini-État des soldats de la wilayat el-fakih et des missiles à l’identité anonyme ». Rappelant ensuite que Tripoli ne cessera pas de défendre le Tribunal spécial pour le Liban, il assure qu’il ne renoncera jamais au pari qu’il a fait sur l’État : « Nous avons parié sur un Liban uni, arabe, souverain, indépendant, sur un même État, un même drapeau, une même armée… Nous continuerons donc, nous les Tripolitains, à nous opposer aux méthodes miliciennes, des méthodes que l’on croyait révolues et qui ont été imposées le 7 mai 2008 », a-t-il dénoncé, après avoir exhorté les Tripolitains à briser le 7 juin le veto que certains « nouveaux adeptes de la solidarité » ont décidé d’opposer à sa candidature. Il en a d’ailleurs profité pour critiquer la liste 14 Mars-indépendants née sous l’impulsion de l’alliance Hariri-Mikati-Safadi (sans nommer personne), se demandant de quelle « solidarité » il s’agit… « Une solidarité entre qui et qui ? Entre ceux qui sont incolores, inodores et sans saveur d’un côté et le Courant du futur de l’autre, le Courant du président martyr Rafic Hariri, qui représente les buts et les principes de l’intifada de l’Indépendance ? » s’est-il demandé…

    Quelques minutes avant l’intervention de Misbah Ahdab, Nassib Lahoud s’était adressé aux partisans du vice-président du RD en insistant sur le fait que Tripoli « mérite des hommes courageux, solides et nobles, à l’image de Misbah Ahdab. De partout où nous vivons, nous sommes fiers de Tripoli, nous sommes fiers du Liban-Nord », a-t-il assuré.
    « Ces élections ne sont pas exemplaires ; beaucoup d’erreurs ont été commises, mais ce sont des élections-charnières, parce que les défis auxquels nous faisons face sont cruciaux : ce sont pratiquement les mêmes qu’en 2005. Comment pouvons-nous blinder cette indépendance que nous avons récupérée dans le sang et par mille et un sacrifices ? Comment pouvons-nous construire un État moderne et fort ? Telles sont les questions, tels sont les défis », a-t-il dit, avant de s’adresser directement aux Tripolitains pour leur dire qu’il est grand temps que leur ville « redevienne » prospère, que leur ville soit effectivement, concrètement, « la deuxième capitale du Liban, dans tous les sens du terme : politique, administratif, culturel, économique, social, du développement, etc.

    Leave a Reply