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    Nassib Lahoud à Aoun : Il est temps d’arrêter les mensonges et les tricheries

    « Il faut que Michel Aoun, qui traîne la praxis politique dans ce pays à un niveau bien bas, cesse de falsifier, de tricher et de leurrer. Vous avez dupé les gens à plusieurs reprises, nous ne vous laisserons pas les tromper une nouvelle fois, désormais nous ne nous tairons plus », a dit Nassib Lahoud à l’adresse de Michel Aoun.
    C’est une réponse dans les règles de l’art qu’a assénée hier, au cours d’une conférence de presse donnée en son domicile à Sin el-Fil, le ministre d’État au chef du CPL.

    « Le général Aoun a affirmé que le rassemblement du BIEL (du 14 mars) lui a rappelé le 13 octobre (1990) : il aurait dû, je le répète, se souvenir de ce 13 octobre lors de sa visite à Damas », a-t-il commencé par dire, assurant que le dossier avec la Syrie ne sera jamais fermé tant que le sort des détenus et des prisonniers libanais restera inconnu, tant que les bases militaires disséminées entre Koussaya, Naamé et Héloué ne seront pas démantelées et tant que les frontières resteront incontrôlées et non délimitées. « Est-ce que le général Aoun sait que tous ces points restent encore en suspens ? S’il ne le sait toujours pas, qui est l’ignorant, lui ou moi ? Laissons le peuple libanais trancher à ce niveau », a-t-il indiqué, avant que de rappeler que « ce n’est pas la première fois » que le député du Kesrouan « lance des mensonges aussi flagrants ».
    « Au cours de la campagne présidentielle, le site Internet du CPL avait publié la photo d’une carte de membre falsifiée prétendant que je fais partie de la Saïka, avec grade de fedayine. J’avais évidemment nié cela d’une façon catégorique, mais le général Aoun est déterminé à abonder dans la tricherie. Tout le monde sait que je n’ai jamais fait partie de la Saïka et que le seul parti auquel j’ai été affilié avant la création du Renouveau démocratique, c’est le PNL, dont mon père avait été l’un des fondateurs », a expliqué le ministre Lahoud, qui a également nié en bloc et preuves à l’appui avoir intercédé en 1990 auprès de l’administration américaine de l’époque pour que le palais de Baabda soit envahi. « Cette méthode qui consiste à duper, à multiplier les mensonges, à mélanger les choses entre elles dans le seul but de diluer la vérité ne se limite pas à ma seule personne : que l’on se souvienne comment le général Aoun a traité l’assassinat du capitaine Samer Hanna, comment il avait essayé de blâmer la victime », a renchéri Nassib Lahoud, rappelant au passage qu’à chaque martyr qui tombait au nom de la révolution du Cèdre, « et notamment Samir Kassir et Georges Haoui », Michel Aoun réagissait en prenant la chose « particulièrement à la légère ». En rappelant aussi les campagnes diffamatoires contre Bkerké, contre la presse libre ; en rappelant comment il avait paralysé l’élection présidentielle, annexé le centre-ville et sapé l’économie du pays.
    « Le député Aoun tente de rabaisser la praxis politique à un rang bien bas, loin de toute morale politique ; un rang peu indigne des Libanais en général et des chrétiens en particulier. Nous n’allons pas nous laisser entraîner, nous allons respecter dans la lettre la charte édictée par Bkerké, mais que l’on soit clair, nous n’allons plus nous taire, et nous lui disons haut et fort : il est temps de mettre un terme à la falsification, à la tricherie, aux rumeurs mensongères. Vous avez dupé les gens à plusieurs reprises, nous ne vous laisserons pas le faire une nouvelle fois », a-t-il conclu à l’adresse du chef du CPL. 

    Ensuite, dans une conversation à bâtons rompus avec les journalistes, Nassib Lahoud a assuré que le jour viendra où Michel Aoun se déchaînera « aussi » contre Amine Gemayel, Michel Murr ou les autres candidats du 14 Mars. Il a également assuré qu’il n’y a pas de « tiédeur » entre lui et Michel Murr : « Tout le monde sait que nous étions en conflit pendant des dizaines d’années, mais depuis quelques jours, j’ai clairement défini les points de convergence entre le député Murr et moi-même et j’ai dit que nous avons des semaines encore pour unifier nos deux visions », a-t-il précisé, affirmant ne pas avoir peur d’un « deal entre Michel Murr et Amine Gemayel » qui se ferait à son détriment.

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