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    Nassib Lahoud : Les Libanais ne resteront pas les bras croisés à regarder l’État se disloquer davantage

    Réuni sous la présidence de l’ancien député Nassib Lahoud, le mouvement du Renouveau démocratique (RD) s’est penché sur la « nette détérioration » de la situation politique, sécuritaire et socio-économique du Liban, parallèlement à « davantage d’oppression sanglante du peuple syrien » – un examen d’autant plus nécessaire que tout cela « touche à la quintessence des fondements de l’État et du contrat social, beaucoup plus gravement que pendant les occupations étrangères ou la guerre civile ».

    Le RD a ainsi dénoncé les « incursions répétées » dans des zones frontalières de la part de l’armée syrienne, comme autant de « violations de la souveraineté » du Liban et « sans que les autorités libanaises concernées ne prennent la moindre mesure pour empêcher de tels actes et sans qu’elles ne protestent d’une manière sérieuse ». Le RD évoque à ce sujet des kidnappings et des intimidations menés par une ambassade étrangère contre des ressortissants syriens au Liban, jugeant que ces exactions « bafouent d’une façon flagrante les accords de Vienne » et dénonçant encore une fois la passivité de l’État.

    Parmi les dossiers locaux, le RD s’est arrêté sur le budget 2012, « indépendamment » de la position du mouvement concernant plusieurs de ses clauses, « gelé à cause de la détermination du maillon fort du gouvernement à empêcher que la contribution du Liban dans le financement du tribunal spécial ne se retrouve au cœur » de cette loi des finances, « même si cela doit bloquer les principaux fondements de l’État pour la sixième année consécutive ».

    Le communiqué lu par Nassib Lahoud à l’issue de la réunion parle également de « l’échec patent du gouvernement » dans le dossier des salaires, dû à cette « improvisation » dans l’appréhension d’une question qui a « urgemment besoin d’un délicat équilibre entre l’amélioration des conditions économiques et financières de centaines de milliers de Libanais et la protection du secteur productif et sa capacité compétitive ».

    Le RD n’a pas oublié, « ajouté à tous ces problèmes endémiques », le danger récurrent que représentent pour l’État la présence de groupes armés para-étatiques, les obstacles multiples auxquels la justice internationale doit faire face à l’aune de l’incapacité de la justice libanaise à traiter les assassinats politiques, le retour d’un système sécuritaire qui étouffe de plus en plus les libertés, ainsi que le putsch contre les résultats des dernières législatives, « qui se sont tenues pourtant grâce à une unanimité nationale ».

    Enfin, le RD a mis en garde : « Il est impossible de continuer à dégringoler ainsi et impossible pour les Libanais de rester bras croisés à regarder l’État se disloquer davantage, surtout que d’autres peuples frères affichent leur détermination à tout sacrifier ou presque pour regagner leur liberté, leur dignité et leur droit à la démocratie. »

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