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    « Comment dialoguer dans un tel climat d’ostracisme et d’unilatéralisme ? » demande le secrétaire général du RD

    Le secrétaire général du Renouveau démocratique, Antoine Haddad, a estimé hier que le dialogue national au Liban s’est transformé depuis fin 2006 à « d’âpres négociations qui sont menées en vertu des rapports de force et sous la contrainte de la menace, de la violence, des armes et de la guerre civile, dans le but d’arracher des gains partiels et d’obtenir la domination d’un camp sur l’autre, et non de parvenir à des règlements équilibrés, libres, nobles, et à des solutions médianes qui puissent préserver les intérêts de toutes les parties, leurs aspirations et leurs craintes légitimes » – ce qui devrait être, selon lui, l’objectif de tout dialogue réel.

    « Les forces du 8 Mars, emmenées par le Hezbollah, ont torpillé le dialogue durant deux ans, jusqu’à mi-2008. Elles n’ont accepté sa reprise qu’après la chute du premier cabinet Siniora, par le biais de la fermeture du Parlement et de l’usage de pressions violentes, comme le 7 Mai par exemple, pour parvenir à cette fin », a-t-il noté.

    « Nul ne peut rejeter le dialogue dans l’absolu, surtout lorsque l’initiative provient du président de la République, lequel part de bonnes intentions, a poursuivi Antoine Haddad. Cependant, il convient de mettre en place un climat propice et de restaurer la confiance entre les parties pour que le dialogue recouvre son esprit originel et pour que nous ne restions pas bloqués dans la même spirale de négociations stériles, à l’ombre du déséquilibre dans les rapports de force entre les parties. Comment tenir un dialogue réel et fructueux à l’ombre du climat d’ostracisme, d’unilatéralisme et de fracture verticale que connaît le pays depuis près d’un an, c’est-à-dire depuis que le Hezbollah a lancé sa guerre d’élimination contre le tribunal international sans proposer d’alternative crédible pour la réalisation de la justice concernant l’affaire des martyrs du 14 Mars ? » s’est interrogé M. Haddad.

    Concernant la pluralité de positions au sein du pouvoir au sujet du TSL, M. Haddad a estimé que « cela ne peut pas durer ». « D’ici à quelques jours, le pouvoir libanais réuni devra remettre au tribunal un rapport clair concernant ses efforts réels dans ce domaine. Il n’y aura pas suffisamment de marge pour manœuvrer et se rejeter les responsabilités entre pouvoir exécutif, pouvoir judiciaire et pouvoir de facto », a-t-il dit.

    Selon le secrétaire général du RD, « les forces du 14 Mars assument une grande part de responsabilité dans le fait que les choses en soient arrivées à ce stade, dans la mesure où elles ont accepté d’entrer dans des compromis inéquitables, faisant fi des principes sur des sujets essentiels, comme le maintien du flou sur le sujet des armes hors du giron de l’État dans le cadre de l’équation “armée-peuple-résistance”, qui a servi de couverture à l’expansion aussi bien des armes sur l’ensemble du territoire libanais que de la culture de l’extralégalité et de l’affaiblissement de l’État ».

    « Les forces du 14 Mars se sont rendu compte trop tard de cela, après avoir été écartées du gouvernement par un mouvement quasi insurrectionnel, a ajouté M. Haddad. La divergence sur cette question remonte à l’an 2008. Le président du Renouveau démocratique, le ministre Nassib Lahoud, avait alors exprimé sa réserve et son rejet ferme de l’équation anticonstitutionnelle à trois pôles au sein de la déclaration ministérielle. Il avait, seul, insisté pour que la formule “toutes les armes doivent être placées dans le giron de l’État” soit adoptée. »

    Antoine Haddad a par ailleurs salué l’autocritique de Saad Hariri lors de sa dernière interview télévisée, ainsi que ses propos positifs à l’égard de MM. Nassib Lahoud et Misbah Ahdab. « Nous n’avons aucun problème particulier avec le courant du Futur et nous entretenons d’excellentes relations avec d’autres composantes du 14 Mars, comme les Forces libanaises et le secrétariat général, entre autres. Le problème, c’est que le 14 Mars mène une grande bataille avec des instruments, des programmes et des méthodes modestes », a-t-il dit.

    Concernant par ailleurs les événements en Syrie, M. Haddad a indiqué que ce qui se produit en territoire syrien constitue « une intifada populaire, démocratique et pacifique, et non un complot de l’extérieur, une guerre civile ou une discorde sectaire, en dépit de quelques incidents isolés qui ont été rejetés au plan populaire ». « Il n’existe aucun autre choix que celui de mettre radicalement fin à la violence et de répondre aux revendications populaires », a-t-il indiqué, excluant « toute répercussion confessionnelle de la crise syrienne sur le Liban, d’autant que l’opposition syrienne ne se laisse pas emporter par la discorde confessionnelle ».

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