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    Le Renouveau Démocratique pour une « participation réelle » de tous

    Le mouvement du Renouveau démocratique (RD de Nassib Lahoud) a appelé hier à la formation d’un gouvernement de « participation réelle » englobant toutes les parties et à la reprise du dialogue national.

    « Plus de deux mois après la nomination de Nagib Mikati, l’incapacité à former un gouvernement apparaît au grand jour du fait de l’absence d’un projet politique commun entre les parties formant la nouvelle majorité et en raison de l’absence de cohésion, voire de l’existence de contradictions entre ces parties sur la manière de gouverner le pays », souligne le RD dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son comité exécutif, tenue sous l’égide de ses deux vice-présidents, Camille Ziadé et Misbah Ahdab.

    « Il semble que l’unique dénominateur commun qui relie ces parties ne va pas au-delà de la volonté de monopoliser le pouvoir », ajoute le texte.

    « Ces contradictions empêchent la mise sur pied d’un cabinet assumant les devoirs minimaux de la gouvernance, à savoir la gestion des intérêts quotidiens des citoyens dont personne n’a cure et la relance de l’économie qui s’essouffle jour après jour, sans parler des crises ponctuelles comme la question des Libanais de Côte d’Ivoire », estime le RD.

    « Mais ce qui est encore plus dangereux que la consécration du vide gouvernemental est le fait que Liban se retrouve davantage à découvert face aux périls extérieurs », souligne le communiqué.

    Le RD note que « cela se passe alors que les développements arabes ouvrent la voie à toutes les éventualités, que les divisions libanaises intérieures sont les plus graves depuis des années et que des signes inquiétants d’une dégradation sécuritaire commencent à apparaître, avec le retour à la pratique des rapts de ressortissants étrangers, les attentats à l’explosif et l’exploitation politique flagrante de la tragédie humanitaire de la prison de Roumieh ».

    Pour le RD, « l’impasse gouvernementale et les crises ultérieures dont elle augure sont très différentes des difficultés et des manœuvres qui avaient accompagné la formation des deux précédents gouvernements d’union nationale. Cela signifie qu’il faut aujourd’hui recourir à des remèdes d’un autre type, et tout d’abord abandonner l’idée d’un gouvernement monochrome qui conduirait dans les circonstances présentes à la marginalisation de plus de la moitié des Libanais ».

    « Il faut s’atteler sérieusement à la tâche de former un cabinet assurant une participation réelle de toutes les parties et, simultanément, réactiver le comité de dialogue national », propose le mouvement.

    « Et le plus important, c’est d’œuvrer à résorber le grave clivage national qui résulte de la politique de mobilisation haineuse et des accusations de trahison contre ceux qui pensent différemment », conclut le RD.

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