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    Vote à 18 ans : Misbah Ahdab « très déçu » de l’attitude de la majorité

    Le vice-président du Renouveau Démocratique Misbah Ahdab s’est dit hier déçu de l’attitude adoptée par les parlementaires de la majorité lundi dernier place de l’Étoile. « Je suis très déçu que le Parlement n’ait pas réussi à abaisser l’âge électoral à 18 ans malgré le fait que tous les députés avaient donné leur accord là-dessus », a affirmé M. Ahdab au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée à son domicile de Tripoli. « Il est vrai que le sujet a été posé de façon provocante et à un moment qui nous pousse à nous interroger sur le sérieux de cette mesure, a-t-il déclaré. Il est vrai que le ministère des Affaires étrangères n’a toujours pas rempli sa mission, celle de mettre en application la loi permettant aux expatriés de voter depuis leur lieu de résidence, mais les députés de la majorité n’auraient pas dû tomber dans le piège qui leur a été tendu et qui avait pour but de les présenter comme étant très peu sérieux dès lors qu’il est question d’octroyer aux jeunes le droit de vote. »
    « Les expatriés sont une tranche de la société qui mérite d’avoir des droits, a déclaré M. Ahdab. Mais il n’est pas permis de mettre en vis-à-vis les droits de deux tranches de la société qui ont chacune le droit de voter », or c’est ce qui s’est produit avec le droit de vote des jeunes de moins de 21 ans, a expliqué M. Ahdab. « C’est tout simplement mon avis et je défends mon point de vue. Avec le Renouveau Démocratique, nous avons proposé l’abaissement de l’âge électoral depuis 1998 et nous ne changerons pas d’avis, a-t-il précisé. Nous espérons que les deux sujets précités seront de nouveau mis sur le tapis, sans toutefois les lier et sans provocation ni contrainte, afin d’être en mesure de rendre leurs droits aux deux composantes de la société et non pas de les placer face à face comme cela a malheureusement été le cas durant la dernière séance » parlementaire.

    Abordant d’autre part le dossier des élections municipales, il s’est demandé « de quelles réformes on parle » à l’heure où « il y a un irrespect des normes et une tentative d’ajourner les échéances constitutionnelles ». « De quel consensus parle-t-on ? Et sur quoi devons-nous tomber d’accord, d’ailleurs ? s’est interrogé M. Ahdab. Tous ceux qui sont au sein du gouvernement aujourd’hui se disent unis, mais de toute évidence, tout le monde est incapable d’aller de l’avant, alors qu’en serait-il si tout le monde était en désaccord ? » s’est insurgé l’ancien député.

    Regrettant que la table de dialogue ne se soit toujours pas réunie, il a indiqué que les responsables ne profitent même pas de la stabilité pour régler les questions internes qui intéressent les citoyens. De plus, « les citoyens et les jeunes aujourd’hui ont le sentiment que le gouvernement est incapable de prendre des décisions et qu’il se contente de végéter ».

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