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    Nassib Lahoud déplore le manque de clarté dans la consécration de l’autorité de l’État

    Le président du Renouveau démocratique, l’ancien ministre Nassib Lahoud, a une fois de plus mis en garde contre les conséquences d’une absence de confirmation de l’autorité de l’État en matière de décision de guerre et de paix « pour le Liban tout entier, et non seulement pour le gouvernement ».
    M. Lahoud a déploré, à l’issue d’une réunion du conseil exécutif du parti, « qu’un certain climat et que certaines positions qui ont accompagné la rédaction de la déclaration ministérielle se caractérisent encore par la logique du défi, du diktat et du vainqueur, surtout en ce qui concerne le refus de consacrer clairement et sans confusion aucune l’autorité de l’État au niveau de la décision de la guerre et de la paix ». « L’attachement au monopole de l’État dans ce domaine n’enlève rien au droit des Libanais à résister à toute agression externe, notamment de la part d’Israël, et ne s’oppose pas à la possibilité de tirer profit des capacités de combat du Hezbollah dans le cadre de l’État libanais », a-t-il indiqué, rappelant qu’il avait exprimé la même position face à la déclaration ministérielle du cabinet précédent.

    Réagissant par ailleurs à la proposition Berry d’abolir le confessionnalisme politique, Nassib Lahoud a prôné l’État civil, fondé sur l’appartenance citoyenne et l’égalité totale en droits et en devoirs, comme garantie pour l’avenir du Liban. « Pour atteindre cet objectif, un processus graduel et calme ponctué de mesures concrètes est nécessaire, afin de mettre en place un climat de confiance et de consolider les espaces publics où les citoyens se retrouvent loin de leur appartenance confessionnelle. Le plus important est de parvenir à générer une classe politique et des leaders nationaux qui croient dans l’abolition du confessionnalisme politique et dont les intérêts ne sont pas liés à l’exacerbation des sentiments confessionnels à des fins de mobilisation politique, phénomène qui n’a jamais été aussi fréquent, même du temps de la guerre », a poursuivi M. Lahoud. Le critère reste donc d’abord de voir si une telle proposition aide ou pas à calmer l’excitation confessionnelle actuelle avant de prendre position, a-t-il souligné.

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