• Home
  • About Us
  • Events
  • Blogging Renewal
  • In the Media
  • Tajaddod Press Room
  • The Library
  •  

    Nassib Lahoud : ses médecins témoignent

    Bien des choses ont été dites de Nassib Lahoud, l’homme d’État intègre et charismatique qui, pour de très nombreux Libanais, représentait l’espoir d’un assainissement du climat politique. C’est sur l’être humain cependant, sur l’aimable prince endurant sa souffrance le sourire aux lèvres que l’équipe soignante en France comme au Liban, médecins et personnel hospitalier, tient à apporter son témoignage ému.
    Nassib Lahoud a affronté sa maladie avec une saisissante lucidité, un immense courage, une imposante dignité. « Je me battrai comme je l’ai toujours fait, c’est là un devoir », disait-il. Dure bataille pourtant que celle-ci : dure pour lui-même et ses proches, dure aussi pour les hommes et les femmes qui lui prodiguaient leurs soins et que bouleversait son calme, son endurance, sa volonté de participer jusqu’au bout aux décisions thérapeutiques. Nuit et jour il était admirablement soutenu par cette grande dame, son épouse Abla, ses enfants Roula, Joumana, Brahim et Salim, son frère Samir armé de la même dignité face au malheur, tous faisant de leur mieux pour dissimuler la triste vérité à cette autre grande dame, sa mère, Nadia. Jamais ne lui a manqué non plus l’affectueuse présence de ses amis.

    Bouleversée, l’équipe soignante l’est encore. « Avez-vous vraiment tout fait pour lui ? » nous demandaient anxieusement ses compagnons d’épreuve, les autres malades souffrant du même mal et subissant le même traitement. Et lui , au sortir d’une épuisante séance de soins, lui qui était le plus gravement atteint pourtant, n’avait rien de plus pressé que de s’informer, avec la même anxiété, de leur état. Tant d’élégance et de noblesse réunies dans une même famille est chose rarement constatée dans la pratique médicale. Et si la disparition de Nassib est indéniablement une immense perte, l’espoir d’une relève s’inspirant des mêmes principes de justice et de droiture reste grand.

    Béchara ASMAR
    L’Orient-Le Jour
    11.02.2012 

    Leave a Reply