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    Perdre, peut-être… mais conserver la supériorité morale

    Article d’Ayman Mhanna, membre du bureau exécutif du Renouveau Démocratique et coordinateur de Tajaddod Youth, publié dans L’Orient-Le Jour. 

    Un printemps de Beyrouth plus durable le 14 mars 2012, 2015 ou 2020?

    Depuis le printemps 2005, les journaux ont publié de nombreux articles détaillant les erreurs commises par la coalition du 14 Mars. Nul besoin de répéter que l’alliance quadripartite, le maintien d’Émile Lahoud, la réélection de Nabih Berry, les compromis électoraux, la marginalisation de la composante civique, etc. ont fortement affaibli le camp souverainiste et mis en danger les acquis de l’intifada de l’indépendance. Plus encore, la série d’assassinats, le bras de fer politique durant le sit-in du 8 Mars au centre-ville, le spectacle honteux de mai 2008 et les (dés)équilibres politiques entérinés à Doha ont réussi à neutraliser la légitimité électorale du 14 Mars. Mais jamais le risque d’une contre-révolution, d’un retour aux pires années de l’oppression et du chaos sécuritaire, n’a été plus grand que depuis le début de l’été 2010. 

    Plusieurs facteurs internes et externes ont convergé pour mettre le courant souverainiste le dos au mur et le placer dans une dynamique de régression. Le revirement brutal de la politique occidentale à l’égard de l’Iran et de la Syrie a conforté les positions des régimes de Téhéran et de Damas. Les illusions saoudiennes qu’un apaisement avec la Syrie convaincra Bachar el-Assad de rompre ses liens avec l’Iran ont permis à Damas de maximiser ses gains et de se rendre indispensable sur tous les terrains de jeu régionaux. 

    La traduction libanaise de ces développements régionaux, suite aux rumeurs autour de l’acte d’accusation du Tribunal spécial pour le Liban, a pris la forme d’une violence verbale inédite de la part du Hezbollah. Le sommet (le fond plutôt) a été atteint par Nawaf Moussaoui le 25 septembre, menaçant toute personne qui tiendrait compte de l’acte d’accusation de subir le sort de « l’envahisseur », tout en clarifiant – pour dissiper tout doute – qu’il ne disait pas cela pour susciter l’inquiétude, mais bien la terreur ! Toutes les autres déclarations, les prédictions de Sleimane Frangié, les « regrets » de Walid Joumblatt, les pantalonnades de Wi’am Wahhab, et les atermoiements de Michel Sleiman et de Ziyad Baroud, ne sont que les signes précurseurs du danger imminent. 

    La première impression qui vient à l’esprit est une question naïve, toute simple, presque enfantine, que personne malheureusement n’a posée. Pourquoi réagir à l’acte d’accusation en tirant sur d’autres Libanais? Quel est le lien entre une décision prise par des juges à La Haye ou ailleurs dans le monde, et le fait d’envahir les rues d’une ville et d’utiliser les armes contre des concitoyens ? Que l’acte d’accusation soit fondé ou pas, politisé ou objectif, malveillant ou neutre, qu’importe… Pourquoi des Libanais, qui n’ont jamais siégé dans un tribunal, qui n’y connaissent rien aux codes juridiques et à la charte des Nations unies, doivent subir les représailles de qui que ce soit ? 

    Il y aurait donc une partie qui assume le fait de prendre les Libanais en otages et leur sécurité physique comme outil de chantage à l’égard du reste du monde. Un lâche lâcher de force ; un mélange criminel de complexes de supériorité et d’infériorité (X qui tire sur Y en réaction à la décision d’un Z inaccessible). 

    La seconde réaction, la plus essentielle, est de savoir comment y faire face. Saad Hariri et le Courant du futur s’y sont aventurés, sans grand succès jusque-là. Le grand écart entre d’une part épargner la Syrie et lui offrir toute cette série de concessions, et d’autre part attiser – à travers plusieurs députés et responsables religieux – les instincts confessionnels, est un jeu inefficace et extrêmement dangereux. Inefficace, car nul ne peut croire la Syrie totalement étrangère à l’escalade politique actuelle. La Syrie ne fait que rejouer le jeu qu’elle maîtrise le mieux, celui de pompier-pyromane (merci Michel Aoun qui a le mieux décrit cette dynamique dans les années 90), qui oblige le Premier ministre à concéder davantage pour que Damas daigne demander à ses sbires de calmer leur rhétorique. Dangereux, car il serait naïf de croire que si la tension sunnite-chiite venait à prendre un tour violent, ce serait Hariri qui tirera les ficelles du « camp » sunnite. Au contraire, les « modérés » représentés par le Courant du futur et les familles sunnites traditionnelles seraient les premières victimes du camp radical qui prendra les devants. 

    De plus, le grand écart de Hariri l’empêche de recevoir le plein soutien de ses alliés actuels et potentiels. Tout d’abord, ils ne sont que partiellement et tardivement mis au courant des déclarations et revirements du Premier ministre. Ensuite, qui parmi les alliés chrétiens, chiites ou laïcs de Hariri, se retrouverait dans un discours « sunnite » ? Michel Aoun a réussi à convaincre une partie de la base chrétienne de soutenir le discours radical du Hezbollah en lui faisant miroiter l’intérêt de s’allier « au plus fort ». Un Hariri en perte de vitesse et de crédibilité pourra de moins en moins compter sur l’indulgence des bases populaires de ses alliés. Enfin, penser qu’un discours à connotation confessionnelle dissuadera le Hezbollah de s’engager dans un conflit sunnite-chiite a déjà montré ses limites en mai 2008. 

    La seule réponse valable est celle bâtie sur un socle solide de principes démocratiques et institutionnels : la légitimité électorale acquise lors du scrutin de 2009, les prérogatives constitutionnelles, les lois encadrant l’action des forces de sécurité, les principes fondamentaux de la justice… La légitimité de Saad Hariri ne provient pas de sa représentation des sunnites, mais de la victoire de son camp aux élections. L’erreur de Jamil Sayyed n’est pas d’avoir tenté ou pas de marchander ses accusations, mais de transgresser les règles de justice les plus élémentaires en appelant à « tourner la page » ou en menaçant de se faire justice soi-même. Le Hezbollah n’agit pas de manière inacceptable parce que ses dirigeants chiites attaquent des personnalités sunnites, mais parce que chaque parole qu’ils prononcent contrevient à des chapitres entiers des corpus juridiques libanais. 

    Au train où vont les choses et à moins d’un revirement soudain des rapports de force, le Hezbollah parviendra bien à semer le chaos au Liban et à dévoyer – une à une – toutes les institutions de la République. Face à cela, un discours basé sur les lois et les institutions certes paraît faible, dénué de la testostérone des gesticulations confessionnelles. Mais autant alors pour les démocrates du Liban perdre cette manche avec panache, avec l’honneur de l’intégrité et de la supériorité morale. Ce sont bien ces valeurs qui serviront de tremplin pour un nouveau cycle de résistance culturelle, intellectuelle, estudiantine, syndicale, journalistique, qui débouchera sur un nouveau printemps, plus durable, le 14 mars 2012, 2015 ou 2020… 

    Ayman MHANNA
    L’Orient-Le Jour
    06.10.2010

    18 responses to “Perdre, peut-être… mais conserver la supériorité morale”

    1. Dominique Renard says:

      Merci de cet exposé précis et qui nous aide à mieux comprendre la complexité de la situation. Cependant, tout cela est bien sombre et nous nous demandons si la voix de la sagesse et de la légalité démocratique que tu représentes saura prévaloir…
      Amitiés,

    2. N.Begdache says:

      Cher Ayman,
      Jai lu ce matin ton article et je cherchais ton adresse pour te feliciter. C est 1 anlyse tres professonelle et structuree . Aucun de nos politiciens de la generation des croulants dont on a marre ne peut parler ainsi . J’ai dit a mes amis de le lire et je suis tout a fait d’accord avec toi qu’un autre 14 mars va arriver. je le souhaite au + tot mais cette fois ci n’acceptez pas de vs faire manipuler et jetez les vieux a la poubelle car aucun nest digne de ce mouvement du 14 mars.
      Je te soutiens a fond.

    3. Juliana LAHOUD says:

      M. MHANNA,
      Je ne vous connais pas, mais je connais le Renouveau Démocratique. Je voudrais en premier lieu vous féliciter pour cet article. Mais je me demande vraiment si tout ce que vous proposez n’est pas utopique. Vous croyez vraiment que la base populaire va encore suivre votre appel à un autre 14 mars 2012, 2015 ou 2020. Je suis vraiment trés sceptique. Les gens sont fatigués des tergiversations de leurs “LEADERS” (si leader il y a !!!) Nous étions plus d’un million tous rites et tous partis confondus) Qu’en reste-til actuellement ? ils nous ont liquidé les meilleurs meneurs de foules (Gebran et Samir) Le Premeir ministre Saad Hariri tergiverse, Walid Joumblat a tiré sa révérence, qui reste-t-il ? Les Forces Libanaise et les Phalanges ? Mais les autres, les gens comme vous et moi, sont-ils vraiment représentés ? Se retrouvent-ils vraimenet dans le camp du 14 mars qui est entrai de s’effiter petoit à petit ?? Je voudrais bien le croire, mais permerttez-moi d’émettre un GRAND POINT D’INTERROGATION. Le rêve des 10452 Kms2 unis est entrain d’être tué.

    4. Yara zoghbi says:

      c’est avec passion et enthousiasme que j’ai lu votre article, je ne suis pas interessee dans la politique, en profondeur, mais toutefois, je suis capable de distinguer entre un article dont l’analyse est realiste et dont le but est de nous rendre optimiste, et un autre article qui nous plonge dans la detresse.
      Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de vous et plusieurs d’autres qui voient les choses de la meme perspective politique . Une telle solidarite nous rassure et nous assure que notre aspiration a un printemps de Beyrouth plus durable” le 14 Mars, 2012, 2015 et 2020 sera un printemps imminent, durable, interminable, eternel…………..

    5. Mylene EL FAKHRY says:

      Excellent ! rien à rajouter.

    6. D.Haddad says:

      Chapeau Ayman…
      Wonder if it is not already too late…

    7. Noubar Sofian says:

      L’article est sublime Ayman… SUBLIME. Mais j’y crois plus au 14mars 2012, 2015 ou mm 2020. Malheureusement, le pays a ete restitue a nos amis jaunes! Et je sais plus pourquoi on a toujours espoir en ce pays. Ca serait pas mal si tu me contredis et que tu sois optimiste pour une fois.

    8. Samir says:

      Cher Ayman,
      J’ai lu ton article ce matin.
      Excellent. Tres bien ecrit. Raisonnement parfaitement logique.
      Quel plaisir de te lire.
      Amities sinceres

    9. Nadine F says:

      Bon article.
      J’aurai ajoute l’arrestation arbitraire des 4 officiers aux fautes fatales du 14 Mars. Ils les ont transformes en heros. Ainsi qu’ils se sont laisses mener a tort par Joumblat a plsrs reprises, notamment en Mai 2008. Sans oublier le fait qu’ils sont incapables de mobiliser un public etant en general des strateges, orateurs, propagandistes,… de bas calibre face aux “faucons et megeres vulgaires” du 8 Mars.

    10. Emilie R. says:

      Cher Ayman,

      Je regrette déjà de publier mon opinion, surtout que ce que je vais avancer est aux antipodes de tout ce qui a été dit que ce soit dans ton article, dont je respecte surtout la modération, ou dans les commentaires qui ont suivis.

      Tout d’abord, le mouvement du 14 mars est mort-né. Il ne faut pas comprendre la que j’étais contre ou que je ne sois pas descendue a TOUTES les manifestations organisées alors. Cependant, c’est une vraie révolution qui a été récupérée, kidnappée et prise en otage par des politiciens de bas étage, des commerçants de petite envergure et de traitres à la nation. Ce mouvement qui aurait pu être une vraie révolution de mœurs, de mentalité et de stratégie a simplement été récupéré par des politiciens comme Michel ou Nayla Moawad, Fares Soeid, Nassib Lahoud et autres personnages sans charisme et sans vision, dont la seule occupation est celle de denigrer les politicens plus populaires qu’eux ! Je suis désolée de te le dire, mais tous ces politiciens, auxquels on pourrait ajouter Carlos Edde, Boutros Harb et TOUS les autres, ne peuvent pas, ne pourront jamais faire avancer le Liban ni le mener a bon port. Ce sont eux même des résidus d’un autre temps, des gens dont la couardise et la lâcheté sont légendaires. Rappelle-toi aujourd’hui: n’ont-ils pas voté pour le Président Emile Lahoud pour ensuite dire d’un air satisfait et ridiculement absurde qu’ils l’avaient fait sous la contrainte et la menace?!… pour ensuite se représenter encore et encore pour la députation?!!! Et bien, je me permets de dire que quand on fait des choses contraires à sa conscience ou a ses principes par PEUR, c’est qu’on ne doit pas être un représentant du peuple. La majorité des gens ont peur. Tout le monde ou presque a peur. C’est surtout à ceux qui n’ont pas peur, justement, de faire de la politique! Pourquoi s’acharnent-ils tous à CHAQUE fois a se représenter ? Ils ne croient même pas aux principes de la démocratie tels que l’alternance par exemple. Ils se foutent des gens et ont le cynisme et l’arrogance de se représenter encore et toujours alors qu’ils avouent publiquement leur incompétence et leur lâcheté: Nous avions peurs disent-ils. Nous ne vous avons pas élus pour avoir peur ! Si vous êtes de nature frileuse faites autre chose nom de Dieu. Les métiers ne manquent pas. N’en prenez pas qui expose un peuple entier a votre couardise !

      Le 14 mars n’existe plus. Non seulement il a été kidnappé par ces incapables que j’ai d’écrits plus haut, mais en plus, il est aujourd’hui représenté par des criminels notoires. Des miliciens dignes du Rwanda ou de la Sierra Leone. Non, ces miliciens ne peuvent pas, ne pourront jamais mener le pays à bon port. Ils n’en ont ni l’intention, ni la culture, ni l’intelligence, ni les capacités, ni les qualités, ni la dignité qu’il faut avoir pour cette tache. Le 14 Mars est aujourd’hui un ramassis de politicards véreux, de miliciens qui rêvent de reprendre les armes et des moins que rien dont l’obsession et la névrose ont atteint des sommets inimaginables… Et tu le sais très bien, toi, Cher Ayman.

      Finalement, tu parles, cher Ayman du Tribunal International. Je suis désolée, mais je ne suis pas du tout d’accord qu’il s’agit la d’une analyse mature ou réaliste. Comment voudrais-tu que l’on accorde du crédit a ce tribunal qui a inculpe la Syrie, puis les quatre généraux pour ensuite les emprisonner pendant quatre ans!!! Aujourd’hui, et après avoir été discrédité et ridiculisé, le Tribunal veut inculper le Hezbollah. Je suis sidérée devant la partialité et le parti pris dont fait preuve cet article, et ceux qui suivent encore les résidus du 14 mars. Comment croire un Tribunal qui en est à sa quatrième ou cinquième accusation alors qu’elles se sont révélé TOUTES fausses?! Est ce que vous feriez confiance, vous, a un commerçant qui vous a volés 4 ou 5 fois? Est ce que vous iriez revoir un médecin qui vous conseille des médicaments empoisonnés plusieurs fois. Ce n’est pas sérieux! Ou simplement, faites-vous encore confiance a ce Tribunal simplement parce qu’il accuse votre ennemi juré, le Hezbollah? Je suis désolée mais je trouve que cette attitude confine plus a l’enfantillage et la stérilité qu’a la maturité et a la rigueur analytique.
      Je ne souhaite pas répondre point par point a chaque argument dans cet article puisque d’une part ce serait très, trop long, et que d’autre part, il est malheureusement établi que personne ne réfléchit plus dans notre pays, et que nous sommes tous aveugles par l’intérêt, les particularités confessionnelles et les préjugés d’une autre époque.

      Finalement, tu parles cher Ayman de supériorité morale! Je me permets de te faire remarquer qu’un mouvement qui compte parmi ses membres des miliciens de la pire espèce, et tu les connais cher Ayman, ne peut pas se permettre de parler de morale. Que serait-ce encore de supériorité morale. La supériorité morale ce sont des combattants qui défendent leur pays contre l’ennemi et non ceux qui lui servent de sbires pendant les très longues années d’occupation syrienne pour ensuite sauter dans le train souverainiste du peuple. La morale, pour ne pas employer le mot supériorité et la prétention qui l’accompagne, c’est de ne pas se rallier a des miliciens et a des criminels simplement parce qu’ils sont les ennemis de mon ennemi. C’est aussi de ne pas propager la haine et la zizanie comme le font les dirigeants du 14 mars. La Supériorité morale n’existe pas. Elle n’est pas tributaire d’un parti ou d’un mouvement ou d’une religion. Les faucons et les mégères du 8 Mars étaient les meilleurs amis des pitres du 14 mars du temps de l’occupation syrienne, C’est simplement que certains ont change de maitre, et non pas la fâcheuse habitude d’en avoir un. Je regarderais le 14 mars en face, de nouveau, le jour ou il n’accueillerait plus certains miliciens et criminels dont les crimes et les atrocités sont incomparables. Cultivez les jeunes, au lieu de les diriger aveuglement contre le Hezbollah. Certes il y a beaucoup de problèmes de ce coté la, mais ce sont des Libanais. Vos compatriotes. Racontez leurs le temps des miliciens et des criminels. Dites leur que les partisans du Hezbollah ont été longtemps frustrés, humiliés et maltraites par Israël. Et que c’est leur doit de défendre leur terre. Leur devoir même! Dites leur qu’ils ne sont plus jamais prêts a revivre cette humiliation et cette frustration. Ce ne sont pas eux qui ont offert les clés de la ville à l’occupant. Non, ce ne sont pas eux non plus qui ont tourné leurs armes contre leur concitoyens ou leurs coreligionnaires ou bombardé le palais présidentiel AVEC l’occupant. Ce ne sont pas eux qui ont terrorisé les gens qui sont contre eux. Et je suis sur, que toi-même cher Ayman, ils t’auraient terrorisé ces miliciens qui partagent ton mouvement du 14 mars aujourd’hui. Tu ne réfléchis pas comme eux. Tu n’idolâtres pas la violence comme eux.

      Enfin, je vois déjà le commentaire tout prêt de ceux qui sont nés a la politique le 14 février 2005 et qui n’y connaissaient absolument rien avant. Non le Hezbollah n’a pas retourné ses armes contre ses frères Libanais en mai 2008. C’est injuste de le présenter comme cela. Le Hezbollah a pris les armes contre une petite minorité qui voulait le destituer d’une arme efficace contre l’ennemi israélien. Et non pas contre une majorité constituée d’un peuple bon mais aveuglé par des politicards passés maitres dans l’art du faux.

    11. AGM says:

      Merci Emilie pour la reponse. Je vais me contenter de rectifier plusieurs erreurs factuelles tellement claires, que vous pourrez vous meme les corriger rien qu’en consultant les archives de n’importe quel journal auquel vous faites confiance.

      Quant aux differends politiques, je les respecte.

      1- Premiere erreur factuelle:
      Abstraction faite de votre opinion quant a ces personnes, Nayla Moawad, Fares Soaid, Nassib Lahoud et Boutros Harb font partie des deputes qui ont vote CONTRE la reconduction du mandat d’Emile Lahoud e 2004. En 1998, Nassib Lahoud et Boutros Harb ont vote contre l’amendement qui a permis l’election d’Emile Lahoud. En 1995, Nassib Lahoud a vote contre la reconduction du mandat d’Elias Hraoui. Donc, votre argument quant a la lachete et le fait d’avoir eu “peur” ne tient pas du tout pour les noms que vous avez nommes.

      2- Deuxieme erreur factuelle:
      Nassib Lahoud et Nayla Moawad ne se sont pas representes aux elections de 2009. Nassib Lahoud en particulier a retire sa candidature. Quelle que soit la raison que vous imputez a ce retrait, il suffit pour contredire votre argument.

      3- Troisieme erreur factuelle:
      Le mot “inculpation” a une definition juridique tres claire que vous pourrez retrouver sur Google, Wikipedia ou n’importe quel site d’information. Le tribunal international n’existait pas il y a 5 ans ou 4 ans. Il n’a pas pu donc inculper ni la Syrie, ni les 4 generaux.
      L’inculpation se declare dans un acte signe et date par des juges. Je vous assure que cet acte d’inculpation n’a jamais existe contre la Syrie. Des Libanais ont accuse la Syrie oui. Le Tribunal jamais. Il n’existait meme pas.
      La commission d’enquete non plus, n’a jamais emis aucun texte inculpant la Syrie.
      De meme pour les 4 generaux. Ceux-ci ont ete LIBERES par le Tribunal international. Ils etaient arretes par la justice libanaise par avis de la Commission d’enquete.
      Rien qu’en lisant le plus basique des journaux, vous comprendrez que la Commission d’enquete et le Tribunal sont deux institutions differentes. Donc, a ce jour, le Tribunal n’a rien fait de tout ce que vous indiquez, n’a jamais accuse qui que ce soit.

      Donc, abstraction faite de l’opinion politique generale que vous expirmez, que je respecte democratiquement, votre commentaire est serieusement affaibli par ces erreurs factuelles tellement flagrantes. Un peu plus de precision, une lecture plus assidue des textes juridiques et une simple consultation des archives permettront d’y remedier, et de renforcer la solidite de vos arguments.

    12. Emilie says:

      Je vous remercie moi meme pour votre reponse mais sachez cela:
      1- ils ne s’agit pas du tout d’erreurs factuelles. Vous avez joue sur les mots et sur le sens d’inculpation pour placer un contre argument qui n’a de valable que la forme. Il faudrait arreter, a chaque fois que l’on est coince par un argument,de recourir a des effets de manches steriles et a des interpretations steriles et manipulatrices. Vos qualifications et la condescendence (ridicule) dont vous faites preuve dans votre derniere phrase (hilarante je vous le jure) auraient dues etre suffisantes pour vous permettre de comprendre l’idee et le concept dont je parlais. Quelque soit la definition du mot inculpation cela ne change en rien qu’une partie des libanais ait endosse les evenements qui se sont deroules comme une vraie inculpation du tribunal. Votre tentative de “technifier” tout cela n’y change rien.
      2- je respecte votre ton soit disant democratique mais je vous fait remarquer amicalement qu’il est condescendant et pretentieux et trahit votre confusion. Je me permets de vous conseiller de ne pas donner des conseils quant a l’analyse et l’ecriture. Les raisons a cela: relisez ce que vous ecrivez!
      3- on sait tous pourquoi ils ne se sont pas representes. Vous le savez vous memes. La faillite aurait ete totale et leurs legitimite qui n’a existe que du temps des syriens (revoyez vos archives) aurait ete completement reduite a neans. C’est pour ne pas s’exposer a la verite qu’ils se sont retires. Point a la ligne. Vous le savez.
      4-vous ne trouvez pas cela etrange que ces “deputes” etaient de toutes les Chambres pendant l’occupation et peu ou pas du tout Apres?
      5- j’arrete ici le debat. Un conseil cependant: n’en donnez plus. Ou faites le de bon coeur et sans condescendance aucune. La preciosite est un bien vilain defaut.

    13. AGM says:

      “Technicité” “précieuse” vs. flou artisitique. C’est ce qui nous sépare. En attendant les débats qui suivront les prochains articles…

    14. Raya F. says:

      C’est un tres grand plaisir de te lire Ayman. C’est excellent!!!

    15. Juliana LAHOUD says:

      Merci AGM

    16. Henri D. says:

      Bravo Emilie!!!
      Magistralement bien dit. Vous perdez votre temps, vous le savez mais je tiens a vous feliciter.

    17. Nicole T says:

      Excellent Emilie. Je trouve personellement que vous avez pu parler au nom de bien de gens don’t moi-meme.
      J’aimerai simplement noter au passage que plusieurs peronnes avant vous ont exprime un ras le bol quant a la qualite et la conmpetence des politiciens du 14 mars sans que cela ne suscite aucune reponse de la part de AGM ou de tout autre. La raison chere Emilie etant que vous avez formule exactement les memes critiques sauf que vous avez nomme explicitement Nassib Lahoud, qui, vous ne le savez sans doute pas, est le president du parti politique auquel est affilie le site web ou on se trouve.
      Cela dit, je ne peux que relever l’esprit partisan de ceux qui vous ont repondu et qui ne l’ont fait que parceque vous avez critique M. Lahoud. Je partage votre avis surtout concernant le fait que beaucoup des personnes citees ont fait partie de la Chambre plusieurs fois PENDANT le regne syrien et n’ont plus pu depuis y acceder. C’est quand meme etrange.

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