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    Fin du marathon électoral municipal au Liban

    Reportage RFI Municipales – Ayman Mhanna – 29 mai 2010

    C’est le dernier round des élections municipales au Liban. Elles se sont déroulées sur quatre journées électorales, quatre dimanches, tout au long du mois de mai. Après le Centre, l’Est, et le Sud, c’est le Nord qui vote ce dimanche 30 mai 2010. Et une fois encore, les seules réelles batailles électorales se disputeront entre chrétiens, le camp chrétien de la majorité au pouvoir et le camp chrétien de l’opposition.

    Ce scrutin municipal qui s’achève ce dimanche est une réussite, car il a pu avoir lieu dans les délais impartis par la Constitution. Mais la réforme attendue, annoncée, de la décentralisation, n’a pas eu lieu Donc ces élections municipales ne sont qu’une reconduction du système antérieur, largement imparfait.

    Pour Ayman Manna, polititologue, ce scrutin « est bien sûr une réussite pour le ministère de l’Intérieur qui a, contre vents et marées et contre la volonté de plusieurs partis politiques, organisé les élections à temps. C’est également une victoire pour le principe démocratique de tenir des élections à temps et que les élections ne sont pas des évènements extraordinaires mais des évènements normaux dans une démocratie.

    Ces élections municipales se sont bien passées selon la loi électorale existante qui est une loi restrictive pour la démocratie qui ne permet pas l’émergence de nouvelles forces locales, porteuses de projets de développement. C’est une loi électorale qui a imposé un renouvellement des mêmes élites traditionnelles. Voilà pourquoi je dirais que la réussite est mitigée ».

    Ces élections municipales ont pu se dérouler dans les délais. Certes, c’est une réussite, mais la réforme de la décentralisation n’a pas abouti, et cela est un échec. Pour Karam Karam, polititologue, l’actuel gouvernement dit d’union nationale, n’a jamais vraiment voulu aboutir à une réelle décentralisation :

    «A vrai dire, il n’y a jamais eu une vraie volonté politique pour réformer le système politique en profondeur au Liban. Je pense que le gouvernement s’est pris trop tard et ce n’est pas un hasard s’il a pris du retard. C’est une autre façon pour contourner des réformes qui n’ont jamais été appréciées par la classe politique libanaise depuis longtemps.

    La classe politique qui gouverne regarde avec méfiance tout développement de la décentralisation des pouvoirs locaux, avoir des entités des institutions qui prennent en charge les affaires des gens de façon indépendante. En dehors de ce système de clientélisme libanais où les citoyens sont tenus par les services qui leur sont offerts par les représentants nationaux. Ce qui montre pourquoi ces représentants nationaux, ces législateurs ou ces ministres ne veulent pas saper la base sur laquelle est fondé leur leadership politique, à savoir la base locale. Et dans ce sens, le développement de la décentralisation en général, a été toujours repoussé par la classe politique ».

    Diane GALLIOT
    Radio France Internationale
    30.05.2010

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