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    Qanater Zbeideh, SOS !

    Depuis que le rond-point de Mkallès et la route de Beit-Méry sont devenus des problèmes de la circulation inextricables, de nombreux habitants du Metn-Sud (lire Hazmieh, Baabda, Mar Takla…) voulant se rendre au Metn-Nord (lire Beit-Méry, Mansourieh…) empruntent la route de la vallée de Qanater Zbeideh, cet aqueduc romain à moitié détruit et qui est un chef-d’œuvre de l’architecture. Sans compter que la vallée elle-même présente un panorama unique entre les deux flancs de montagne où le fleuve de Beyrouth passe au centre.
    Et justement, cet engouement pour passer par cette vallée et sous une des arches de l’aqueduc est en train de transformer toute la vallée et de mettre en péril les arches restantes de l’aqueduc.

    Je déjeunais à la table du ministre de l’Environnement lors de la remise des prix des Pikasso d’or et je lui ai parlé du tort qui était fait à l’aqueduc de Zbeideh et à toute la vallée. Il m’a répondu gentiment que cela faisait partie des responsabilités du ministre de la Culture et qu’il allait lui en parler.
    Alors, à travers L’Orient-Le Jour, je lance les cris d’alarme suivants :
    1) Si Qanater Zbeideh est un patrimoine culturel, qu’attend le ministre (mieux, qu’ont attendu tous les ministres de la Culture qui se sont succédé jusqu’à ce jour) pour créer un plan de sauvegarde du site ?
    2) Si Qanater Zbeideh est un patrimoine qui s’intègre dans le panorama de la vallée elle-même, cela devient de toute évidence une responsabilité du ministère de l’Environnement. Alors qu’attend-on ? Que les camions qui passent sur cette route détruisent les arcades qui restent avant de réagir ?…
    3) La route elle-même est très étroite et, à certains endroits, elle ne peut même pas permettre à deux voitures de se croiser. Or les chantiers qui se construisent sur le bord sud de la route et qui promettent une vue éternelle sur la verte vallée emploient des camions énormes qui viennent ébranler la chaussée et la rendre petit à petit impraticable même pour les petites cylindrées. Si c’est une question qui intéresse les ponts et chaussées, qu’attend le ministère des Travaux publics pour agir ? D’autant plus que les marteaux-piqueurs qui secouent toute la montagne sont en train de mettre en danger la vie des chauffeurs qui empruntent cette route.
    4) Les permis de construire sont le fait des municipalités dans les régions. On nous parle de plusieurs autres chantiers qui vont commencer incessamment. Une vallée aussi belle, offrant ces vestiges romains uniques, ne devrait-elle pas être protégée par les municipalités ? Et ces dernières relèvent de l’autorité du ministère de l’Intérieur. Qu’attend donc le ministre, par ailleurs si actif, pour mettre un terme à la gabegie de la construction sauvage sur ce site ?
    5) Le site lui-même est superbement touristique et attire des visiteurs, conduits par leurs amis libanais qui tiennent à leur faire découvrir les vestiges romains et la vallée. Hélas, sous peu, ils ne verront plus de vallée, mais un alignement d’immeubles entre lesquels on entreverra l’aqueduc. Qu’attend le ministre du Tourisme pour agir ?

    Mes doléances pourraient concerner les 30 ministres de notre gouvernement. Je ne prends plus cette route pour aller vers le Metn-Nord. Par peur des accidents et des éboulements.
    Mais surtout par respect pour les vestiges de l’aqueduc de Zbeideh.
    Qui appelle au secours.

    Jean-Claude BOULOS
    L’Orient-Le Jour
    09.03.2010

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