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    À Rambouillet, le grand hommage au pays du Cèdre

    Le drapeau libanais flotte pour une semaine sur la mairie de Rambouillet, une superbe commune française située dans le sud du département des Yvelines (région Île-de-France, 50 km au sud-ouest de Paris), près de Versailles et de Chartres, où le Liban est à l’honneur durant une semaine dans le cadre d’un festival culturel.
    C’est un véritable hommage que la mairie de Rambouillet, à l’initiative de son maire, le président du Sénat, Gérard Larcher – et surtout d’une élue locale, Marie Caresmel – rend cette semaine au Liban, en accueillant chez elle un certain nombre de personnalités libanaises dans le cadre d’un festival culturel qui durera jusqu’au 20 décembre. Ainsi, pêle-mêle, Marwan Hamadé, Adonis, Salah Stetié, Issa Goraieb, Michel Sayegh, Vénus Khoury-Ghata, May et Micheline Chidiac, Georgia Makhlouf, Jabbour Doueihy, Charif Majdalani, Alexandre Najjar, Gérard Khoury, Charles-Hervé Faucon, Hind Faucon, Issa Makhlouf, Abbas Beydoun, Henry Laurens, Mona Makki, Antoine de Gaudemar, Fifi Abou Dib, Brice Couturier, Antoine Sfeir, Ziyad Majed, Mona Fayad, Farouk Mardam-Bey, Hyam Yared, Samir Tuéni, Rita Baddoura, Hind Darwiche, Charbel Rouhana, Abdel Rahman el-Bacha, Nadine Labaki, Darina el-Joundi, Randa Chahhal et Michel Hajji Georgiou devraient prendre la parole au cours d’une série de tables rondes – dont le plus gros se déroulera aujourd’hui samedi à l’hôtel Mercure de Rambouillet – ou participer à plusieurs événements culturels. C’est donc le Liban de la culture, des arts et de la société civile que les Rambolitains ont voulu célébrer, en communion avec cette résistance culturelle, ce « cri de vie » permanent que le pays du Cèdre continue incessamment de pousser, en rêvant inlassablement de création, d’innovation, de mutations pour sortir de la médiocrité beyrouthine ambiante. De transfiguration…

    Les hôtes libanais ont eu l’immense fierté de découvrir, à leur arrivée jeudi soir, le drapeau libanais flottant sur la mairie de Rambouillet, signe de la volonté rambolitaine de distinguer le Liban et de marquer l’attachement à tout ce qu’il représente. Mais le hasard fait parfois drôlement bien les choses : en ces temps de débats existentiels en France sur l’identité nationale et à la suite des protestations de ligues d’anciens combattants gaullistes, le drapeau français a été lui aussi hissé et flotte désormais au côté du drapeau libanais. Quelles qu’en soient les intentions initiales, le geste a finalement une portée symbolique énorme, puisque la réciprocité contenue dans cette image des deux emblèmes nationaux côte à côte exprime parfaitement bien l’altération de la distance entre les deux pays (la France est en permanence aussi bien dans le quotidien que dans l’imaginaire du Liban) et l’imbrication des deux cultures, ou tout au moins la place unique qu’occupe la France au Liban, et vice versa.

    La journée d’aujourd’hui
    C’est donc dans ce cadre particulièrement sobre et beau (20 000 hectares de forêts entourent Rambouillet) que débutera véritablement aujourd’hui le festival, à quelques mètres du fameux château de la commune, où François Ier mourut d’une septicémie en 1547 et où François Mitterrand adorait s’adonner à des parties de chasse. Le coup d’envoi marquant le début des festivités sera donné ce matin par le président du Sénat, Gérard Larcher, qui a d’ailleurs reçu les participants libanais à dîner au Palais du Luxembourg, à Paris, hier soir.
    Devraient ensuite se succéder, dès 11h, des tables rondes sur : « le roman libanais aujourd’hui » ; « la poésie libanaise » (avec lecture de poésie par Adonis et Vénus Khoury-Ghata notamment) ; « l’état de la francophonie au Liban » ; « un point de vue géopolitique sur la situation » ; et « les libertés publiques au Liban ». Deux hommages sont ensuite prévus en soirée : l’un à Gebran Khalil Gebran et l’autre à Samir Kassir et Gebran Tuéni (avec de nombreux témoignages de confrères et d’amis des deux journalistes assassinés).
    Malgré le vent glacial de l’hiver français, il reste néanmoins énormément de chaleur rambolitaine pour permettre au cèdre du Liban de continuer à resplendir de tout son éclat.

    Michel HAJJI GEORGIOU
    L’Orient-Le Jour
    05.12.2009

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