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    You are currently browsing the Tajaddod Youth – شباب التجّدد weblog archives for May, 2009.

    ¡No Pasarán !


    S’il faut reconnaître à Hassan Nasrallah un mérite, c’est celui de laisser tomber le masque de velours et de dévoiler, enfin, ses intentions réelles.
    Jusque-là, en bon stratège, le secrétaire général du Hezbollah manipulait habilement le discours de la victime – comme son satellite chrétien, Michel Aoun, du reste. La manœuvre pernicieuse, depuis février 2006, était la même dans les deux camps : d’abord, diaboliser à outrance le camp souverainiste, surtout en milieu chrétien, en se mettant en permanence dans la peau de l’agressé, pour faire oublier que l’arsenal militaire existe uniquement dans un seul camp. Vendre ensuite au grand public l’idée selon laquelle la Résistance est noble, qu’elle est totalement désintéressée des enjeux de pouvoir et que son sacrifice historique au Liban-Sud a été accueilli avec une ingratitude sournoise par une majorité despotique. Vider enfin de son essence la date symbolique du 14 mars 2005, en profitant au passage des nombreuses erreurs et mauvais calculs de la majorité. Comment ? En incitant la composante chrétienne à se désengager du processus souverainiste, grâce à la manœuvre pernicieuse du général Aoun, et en chargeant ce dernier de diffuser l’ultrapuissante culture de la haine contre la communauté sunnite.
    Il s’agissait ainsi de jouer sur la terreur suscitée notamment par l’effet Ben Laden et Zarqaoui pour faire oublier aux chrétiens que Sobhi Saleh, Sélim Laouzi, Mohammad Choucair, Hassan Khaled, Nazem Kadri, puis Rafic Hariri et Walid Eido constituent autant de témoignages par le sang du virage progressif pris par la communauté sunnite vers l’idée libaniste et souverainiste depuis les années 80. Une évolution interdite à la communauté chiite du fait de l’implantation iranienne à partir de 1982 et de la mainmise du Hezbollah sur elle à partir de 1985. Que l’on se souvienne un instant du nombre d’intellectuels chiites de gauche qui ont été liquidés de l’intérieur de la communauté durant la guerre, et qui auraient probablement été durant le printemps de Beyrouth au côté de Nassir el-Assaad, Ziad Maged, Samir Kassir ou Élias Atallah. Et même sans aller jusque-là, il suffit de constater la violence exercée contre les partisans d’Ahmad el-Assaad ou bien de sayyed Ali el-Amine, uniquement parce qu’ils osent défier la ligne de conduite politique adoptée par le Hezbollah sur le plan national.
    Sans conteste, la vieille technique de l’entrisme, de l’infiltration, mise en application par Michel Aoun en milieu chrétien, a porté, avec deux genres de revendications fortement mobilisatrices : sociales, à coups de slogans démagogiques et populistes sur la corruption, le vol, etc., et communautaires, portant sur la marginalisation de la communauté chrétienne au niveau du pouvoir. Des revendications au demeurant fondées, mais qui ont progressivement été dirigées, propagande aouniste oblige, vers les personnalités du 14 Mars. L’occupant syrien, ses principaux collaborateurs au Liban, à commencer par les chefs des services de sécurité, ainsi que le pilier sur lequel reposait l’édifice syrien, à savoir le Hezbollah, ont ainsi été totalement lavés de tous soupçons. Dans la propagande aouniste, c’est donc le clan Hariri seul qui assume aujourd’hui la responsabilité de la période 1990-2005. Soit. Après tout, c’est de la propagande. La vérité est ailleurs et il n’est même pas besoin de l’établir : il suffit juste de revenir aux discours du général contre l’occupation et ses symboles avant qu’il ne retourne sa veste, c’est-à-dire du temps de son exil à Paris, et à ses affirmations répétées, à l’époque, selon lesquelles ce qui empêchait les leaders sunnites de venir le rencontrer dans la capitale française c’était l’occupation syrienne…

    ***

    Hassan Nasrallah a donc enfin fait son coming out politique, dans la continuation du coming out militaire du 7 mai 2008, lorsqu’il avait lancé que la fonction des armes (de la « résistance ») était de « défendre les armes ». Qui plus est, il l’a fait sur un ton menaçant et provocateur, comme pour mieux marquer le caractère solennel du coup d’État institutionnel qu’il souhaite mener à bout au sortir des urnes, le 7 juin prochain, celui de l’instauration de la fameuse « IIIe République », déjà annoncée par les panneaux couleur orange du CPL.
    C’est dans une logique subversive qu’il convient effectivement de replacer les deux discours, celui du général Aoun et celui de son Lord Protecteur, Hassan Nasrallah.
    Michel Aoun n’a jamais caché sa volonté de renverser tout système qu’il n’instaurerait pas lui-même personnellement ou dont il ne serait pas le chef. Pour se contenter uniquement de son expérience sur la scène publique – bien que son expérience partisane regorge également d’exemples d’autocratie -, il convient de rappeler que le général Aoun a toujours prôné la logique insurrectionnelle dans sa perception de la prise du pouvoir, loin du voile démocratique dont il s’est toujours paré. Mieux encore, sa reconnaissance d’un pouvoir ou d’une institution dépend exclusivement de l’influence qu’il possède sur ces derniers. Ainsi refuse-t-il, depuis 2005, de reconnaître toutes les institutions dont il ne possède pas le contrôle, dans une sorte de stratégie lepéniste de délégitimation permanente des institutions : les résultats du scrutin de 2005, et, par extension, la Chambre, parce qu’il n’était qu’au sein de la minorité, puis le gouvernement, jusqu’à ce que son courant y adhère, et, maintenant, la présidence de la République, parce qu’il ne s’y trouve pas.
    La seule objection récurrente du général Aoun à toutes les institutions, celle qui motive tous ses actes d’hostilité vis-à-vis du système, c’est de ne pas en être le roi. Dans cette perspective, que la IIIe République soit celle de la répartition par tiers ou de l’importation de la révolution islamique au Liban, peu importe, l’essentiel c’est que le chef du CPL en soit la star, le leader, l’empereur – et que, par conséquent, Michel Sleiman soit destitué. Ce qui explique son attaque, samedi, à Mayrouba, contre les candidats centristes qui se réclament du chef de l’État.
    Chez Hassan Nasrallah, la question dépasse la simple recherche du pouvoir pour le pouvoir. Le discours de vendredi est direct et s’inscrit dans la logique des mouvements de résistance qui aspirent clairement à établir leur mainmise sur le pouvoir une fois que leur fonction est terminée (le plus ironique est que le CPL ait également été l’un des principaux chefs de file de la résistance à l’occupation syrienne). Exit donc ce pseudodétachement de la recherche de la puissance au nom de la noble quête de la libération du territoire. Le chef du Hezbollah affirme non seulement qu’il peut gouverner seul le pays s’il le faut, mais se base sur sa légitimité (amplement perdue le 7 mai par le retournement des armes contre les Libanais) de libérateur pour démontrer qu’il peut gouverner un pays cent fois plus grand que les 10 452 km. Passée l’insulte pour le Liban de Michel Chiha, de Kamal el-Hajj, de Jawad Boulos ou de Charles Malek, c’est également un moyen de montrer que, dans la stratégie hezbollahie, le Liban n’est qu’une arène, un territoire sur lequel on joue au Risk à des fins d’expansion du territoire de l’Empire perse.
    Et plus explicite encore est sa proposition d’établir le scrutin proportionnel dans le cadre de la circonscription unique, qui révèle bien qu’aucune libanisation du Hezb n’est possible, que ce dernier n’a jamais renoncé, en définitive, à l’arme fatale que constitue la loi du nombre pour gouverner au Liban, et que sa Troisième République est l’État du Hezbollah prôné déjà dans la Lettre ouverte aux opprimés, la Constitution du parti, datant de 1985.

    ***

    Le procédé consistant à accuser de traîtrise et de collaboration l’adversaire, pour détruire son immunité et justifier ensuite, aux yeux du public, la violence physique qui serait exercée contre lui, est caractéristique de la culture fasciste. Ce procédé propre notamment aux Syriens, démonté à merveille par le père Sélim Abou dans son discours de mars 2001, « Les veilles de l’Université », à l’USJ, Hassan Nasrallah en abuse depuis longtemps. Il en avait d’ailleurs usé juste avant son offensive du 7 mai contre Beyrouth et la Montagne. Tout aussi fasciste est de menacer directement, à la manière d’un empereur tout-puissant qui possède un droit de vie ou de mort sur ses sujets, d’un nouveau 7 mai, alors même que le Hezb – et ceux parmi les candidats, députés et ministres chrétiens du CPL qui continuent à la télévision de justifier de mille et une manières obscènes et indécentes l’agression sauvage contre la capitale et la Montagne et de couvrir la violence abjecte – assument pleinement la responsabilité du sang qui a été versé ce jour-là, de cette opération soi-disant « chirurgicale » et « propre » qui a fait plus de 60 morts et 200 blessés !
    Cette apologie de la violence, qui considère que le 7 mai constitue un nouvel épisode « glorieux » des faits héroïques de la Résistance… contre des civils libanais, constitue un avant-goût de ce que pourrait être la IIIe République au cas où le coup d’État par les urnes aboutit, le 7 juin prochain.
    Face à tout cela, il convient plus que jamais de se souvenir du poème du pasteur allemand Martin Niemöller qui, après avoir admiré et contribué à la mise en place du régime hitlérien, fut lui-même arrêté en 1937 et interné au camp de concentration de Sachsenhausen, puis au camp de Dachau : « Quand ils sont venus chercher les communistes/Je n’ai rien dit/Je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes/Je n’ai rien dit/Je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs/Je n’ai pas protesté/Je n’étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques/Je n’ai pas protesté/Je n’étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher/Et il ne restait personne pour protester. »
    Face à la menace, à l’institutionnalisation du 7 mai 2008 par les urnes du 7 juin 2009, et face au retournement de la Résistance contre son peuple, il convient de se rendre aux urnes en gardant en mémoire le célèbre cri, salvateur, de ralliement des partisans de la Seconde République espagnole contre les rebelles nationalistes franquistes : « Ils ne passeront pas ! »
    ¡No pasarán !

    Michel HAJJI GEORGIOU
    L’Orient-Le Jour
    18.05.2009


    النائب مصباح الاحدب: على السيد نصر الله الا ينسى ان لبنان لم يسقط


    دعا نائب رئيس “حركة التجدد الديموقراطي” النائب مصباح الاحدب في مؤتمر صحافي عقده في مكتبه، الامين العام ل”حزب الله” السيد حسن نصرالله “الا ينسى ان لبنان لم يسقط، وطرابلس وقفت في السابع من ايار عندما تحولت المقاومة الى ميليشيا”، سائلا اعضاء لائحة التضامن الطرابلسي عن موقفها في حال تكررت احداث 7 ايار، وهل سيقفون الى جانب اهل طرابلس ام انهم سيغادرون المدينة ويختفون كما فعلوا في 7 ايار الماضي”.

    وقال:”ان ما حصل بالامس حكما ليس يوما مجيدا، بل انه يوم اسود، ويوم الاستعلاء والاستكبار، وهو يوم الخطيئة، اذ انه يعيد الى الذاكرة المرحلة السابقة التي مرت بها البلاد في العام الماضي. ومن المؤسف ان سيد السلاح تجاهل بالامس ذكرى تأسيس دولة العدو الاسرائيلي الموافقة في 15 ايار، واحتفل بانتصار قايين على هابيل وبذلك تبينت الخطة الحقيقية لحزب الله وهي كناية عن محاربة اسرائيل ليس لمحاربتها، بل للسيطرة على دولة عربية “.

    اضاف النائب الاحدب:” السيد حسن نصرالله سيد السلاح قال بالامس بانه يفتخر بما فعل وعلى الجميع ان يتذكر، انه استعمل السلاح ضدنا وانه اقوى منا، وقال يريد ان يحكم ومن استطاع ان يهزم اكبر جيش في العالم بامكانه ان يحكم بلدا اكبر من لبنان بمئة مرة، ودخل في تفاصيل الحكومة، فهو يريد اولا حكومة واجهة، تسمى حكومة وحدة وطنية ولكن فعليا هي وصفة لعدم امكانية ادارة البلد. كما انه طلب منا ان نأخذ الواقع العسكري في الاعتبار والا نعارض الطروحات التي يريد طرحها “حزب الله” في الحكومة. كما انه طلب ان يعمل القضاء لمصالح “حزب الله” وهذا ما سمعناه في مؤتمر صحافي سابق للسيد نصرالله، حيث انه يريد محاسبة قاض تجرأ على توقيف اربعة ضباط كانوا مسؤولين عن الامن في لبنان وبعهدهم دخل 1800 كيلو من “التي ان تي” الى بيروت وفجر رئيس حكومة واستشهد بهذه العملية. وصنف القضاة بين من هو فاسد ووطني، وانا هنا اتساءل من الذي يقرر من هو الفاسد ومن الوطني؟ طبعا من يقرر هو من يحمل السلاح، كما ان السيد نصرالله قال ان الانتخابات ليست ذات اهمية، فالفريق الذي يحصل على نائب بالزائد والناقص ليس بامر مهم، المهم هو ان تنظروا، وتروا من الاقوى الارض”.

    وقال: “اتوجه بالسؤال الى كل الدول العربية والى دولة قطر الشقيقة، التي بذلت الجهود لتوحيد الصف عندما كان هناك هجوم من فريق مسلح على الداخل اللبناني وقرر في حينه الوقف عن قتال اسرائيل واستعمال السلاح بالداخل، ما رأيهم بما يحصل الان، الم يكن هناك ضمانات ان هذا الكلام وهذه الممارسات لن تعود من جديد، فكيف يقبلون بما قاله نصرالله بالامس؟ ونقول للدول العربية بكل صراحة، اذا احتل لبنان بشكل مباشر من قبل “حزب الله” كما نسمع ويسمعون، هذا يعني ان هناك سدا سيسقط. وانتم تعلمون ماذا يحصل في الدول العربية من البحرين الى غيرها”.

    وتابع: “نحن من طرابلس نقول للسيد حسن نصرالله بكل تواضع، لن ننسى وعليه الا ينسى بان لبنان لم يسقط وان ما حصل في الدوحة كان تسوية، وطرابلس وقفت في السابع من ايار الماضي، عندما تحولت المقاومة في لبنان الى ميليشيا. كما اننا نؤكد من طرابلس باننا لن نقبل ان بيروت محتلة، ولن نرتاح طالما كرامات اهل بيروت منتهكة بهذا الشكل. ونتساءل كيف سيكون دور الدولة اللبنانية والمؤسسات العسكرية التي اعترفت بان هناك خطأ وقع في السابع من ايار الماضي. هل سنكون محميين ام لا، هل المؤسسة العسكرية القائمة على موزاييك لبناني ونحن من ابناء الشمال نشارك بها بفعالية، ستقف الى جانب اهلها في الشمال وفي كل لبنان؟ حكما ستقوم بذلك لان خيارنا ليس خيارا عسكريا بل هو خيار الدولة، ولكننا نهدد اليوم بالسلاح ونتمنى ان نرى موقفا واضحا والا تسير الامور في الاتجاه الذي نراه الان، فنحن نرى السلاح يدخل الى طرابلس وكذلك المال، فـ”حزب الله” يمول اطرافا عديدة في طرابلس، فهل المطلوب ان يحافظوا على ميليشيات في طرابلس ليقوموا في 7 ايار اخر في مناطق لم يتمكنوا من احتلالها في السابق، نحن نؤكد ان طرابلس وعكار والمنية والضنية والقلمون والميناء وكل ابناء الشمال سيقفون ويواجهون محاولة فرض الشريك الاخر المسلح لقواعد جديدة في اللعبة بقوة السلاح، ونتمنى على المؤسسات العسكرية ان تقوم بدورها الرادع “.

    وختم الاحدب: “اقول لزملائنا السياسيين، ان الاسف والادانة واللوم لا تكفي في هذه المرحلة، ونسأل لائحة التضامن الطرابلسي ما هو موقفها الموحد لمعالجة هذا الموضوع في حال تكررت احداث 7 ايار، هل سيقفون الى جانب اهل طرابلس ام انهم سيغادرون المدينة ويختفون كما فعلوا في 7 ايار الماضي؟ وفي هذه المرحلة الانتخابية من حق الشارع الطرابلسي والشعب الشمالي ان يعلم ما يحضر للمستقبل القريب، واقل ما علينا القيام به ان نحمي انفسنا وان نرفض العودة الى الوراء تحت تهديد السلاح، وانني اؤكد ان المعركة الانتخابية في طرابلس ستكون معركة تحت طرح لبناني. هل يقبل المواطن الطرابلسي ان يفرض عليه الشريك الاخر المسلح هذه الطريقة بالتعاطي؟ انا على قناعة ان شعب طرابلس سيقول لا، وهذا حكما ما سينسحب على كل لبنان “.


    في الطريق إلى 7 حزيران
    مصباح الأحدب – باسم السبع


    1 – ليست اللوائح الكبرى قدراً، ولا الدخول اليها هو بمثابة بطاقة الفوز بالانتخابات. ففي النهاية فقد اعطي الناخب اللبناني حرية كبيرة في المفاضلة بين الاسماء وتشكيل لوائحه على النحو الذي يرتئيه. هكذا تبدو لنا الصورة في طرابلس بالنسبة الى النائب مصباح الاحدب الذي ترك على مضض خارج اللائحة الائتلافية مع انه وفي رأي شريحة واسعة من اهل طرابلس مثل ويمثل ضميرها، كما انه على مر السنوات الماضية استطاع ان يبني لنفسه موقعا وطنيا كبيرا في طليعة الاستقلاليين. فقد واجه مع قادة الاستقلال الثاني اعتى آلة مخابراتية ترهيبية في عاصمة الشمال الواقعة على ابواب سوريا، رافضا الخضوع للاملاءات السورية او لتلك التي كانت تصدر وكالة عنها من لبنانيين. وفي حين تخرج وجوه كريهة لعتاة النظام الامني المشترك من السجن، ويقوم “حزب الله” بتكريمهم ضارباً بعرض الحائط مشاعر ملايين اللبنانيين، يحز في نفوس الاستقلاليين ألا يكون لمناضل مثل مصباح الاحدب مكان في لائحة يقودها اهل الاستقلال في مرحلة يطرح فيها مصير لبنان على الطاولة. اننا لا نشك لحظة في ان الناخب الطرابلسي سيستخدم حريته في تشكيل اللائحة المثلى التي تمثل حقيقة هذا الخزان الوطني الاستقلالي الذي كان طليعة ثورة الارز، وسيكون مصباح عوني الاحدب في اعلى اللائحة.

    2 – وضع النائب باسم السبع المرشح عن المقعد الشيعي في قضاء بعبدا الاصبع على جرح المناطق التي تقع تحت سيطرة “حزب الله”. ومع انه تحاشى ذكر الحزب مباشرة، واكتفى بالاشارة الى “قوى الامر الواقع”، فإنه طرح اشكالية امن الانتخابات وضمان حرية المرشح في حملته الانتخابية، وحرية الناخب في التصويت بعيدا من الضغوط الامنية المباشرة. والسبع ليس الوحيد الذي عانى ويعاني الوضع الشاذ، فالاعتداءات على انصار المرشح احمد الاسعد، والضغوط المنوعة التي تمارس على مختلف المرشحين المستقلين في المناطق الشيعية تعكس نمط قوة فاشستية في العمل السياسي. فالحزب القوي الذي يعتبر نفسه نداً لاسرائيل والانظمة العربية ويضيق صدره بالرأي الآخر في صفوف الطائفة الشيعية يعطي هنا مثالا حيا على ما سيواجهه اللبنانيون في البيئات الاخرى اذا ما تحكم يوما في السلطة في لبنان. هذا الحزب الذي يمثل القوة الشعبية الشيعية الاولى بلا منازع يخاف باسم السبع، واحمد الاسعد، وابرهيم شمس الدين (لو ترشح) ولا يطيق ان يرى حسين الحسيني في المجلس، ويؤله وجوها كريهة مقيتة من النظام المخابراتي المشترك السابق، هذا الحزب يبشر اللبنانيين بما ستؤول اليه اوضاعهم ان هم لم يصطفوا معا لمنعه من العبور انقاذا للجمهورية وللكيان وفي النهاية انقاذا للانسان اللبناني وحرياته الاساسية. قصارى القول ان مسؤولية انقاذ الاستقلال بقدر ما تقع على عاتق الجمهور الاستقلالي الاكثري في البلد، والمدعو الى تحمل مسؤولياته التاريخية في السابع من حزيران، هي مسؤولية تاريخية تقع تحديدا على عاتق الاستقلاليين الشيعة وما اكثرهم، كي يكسروا حاجز الخوف، ويسعوا إلى أن ينزعوا عنهم الاغلال التي كبّلهم بها ذلك السجان الاسود.

    علي حماده
    جريدة النهار
    15.05.2009


    النائب مصباح الأحدب: لن انسحب ومستمر حتى النهاية ومقتنع بدعم الشارع الطرابلسي


    قال نائب رئيس “حركة التجدد الديموقراطي” النائب مصباح الاحدب، خلال لقاء تضامني مع مالكي خان الصابون وشاغليه في طرابلس: “في هذه المرحلة التي يمر بها البلد، وفي هذه الظروف الانتخابية، يجب التعامل مع الموضوع الانمائي الاقتصادي، واعني هنا خان الصابون، بالتروي والهدوء وافساح المجال امام نقاش هادئ لموضوع الاستملاك والخان لما بعد الانتخابات النيابية لكي يعطى حقه، لا سيما ان هناك شقين: الاول متعلق بحقوق المالكين والثاني بأصحاب المبادرات الاقتصادية التي توفر فرص عمل. ففيما خص موضوع الاستملاك يجب ان يكون التعويض وفقا لاسعار السوق، كما انه يجب ان تكون هناك اولوية لمن يشغل مقاسم في الخان، العودة الى مزاولة عمله ومهنته بعد ترميم الخان وتطويره. فالتطوير ضروري جدا وانا أؤيد هذه العملية، ونتمنى ان يشمل التطوير كل مرافق المدينة للحفاظ على تراثها وارثها الثقافي، انما مع الحفاظ على مصالح اهلها واقتصادهم. ونحن بدورنا نقدر ما قامت به البلدية رئيسا ومجلسا، لكننا نتمنى عليهم تأجيل البحث في هذا الموضوع الى ما بعد الاستحقاق الانتخابي، مع تأكيدنا لواجب حماية المستثمر في طرابلس وخصوصا اصحاب المبادرات وافساح المجال امامهم لانعاش اقتصاد المدينة”.

    وردا على سؤال عن الكلام الصادر أخيرا عن المنسق العام لتيار “المستقبل” في لبنان سليم دياب، قال: “ما قاله الاستاذ سليم دياب هو التالي: “ان مصباح الاحدب ليس في تيار المستقبل وهو مرشح مستقل”، وهذا صحيح وهو يضع حدا للشائعات التي تقول ان مصباح الاحدب سينسحب، وانا لن انسحب ومستمر حتى النهاية”.

    اضاف: “ان الظلم صعب، ونحن قبلنا به وقلنا اننا مع ذلك لن نغير خطنا السياسي ولا نزال داعمين للمحكمة الدولية ولثوابت السيادة والحرية والاستقلال. وهنا اسأل: ما المطلوب من الشيخ سعد الحريري؟ وما هو المطلوب من خط الرابع عشر آذار في طرابلس الذي هو، في الوقت عينه، شارع الرئيس الشهيد رفيق الحريري في طرابلس وما هو المطلوب ممن قبل بالتضحية ووقف الى جانبكم وقال نحن لا نزال متمسكين بالمحكمة الدولية؟ وهنا انبه الى ان اخلاء سبيل اطلاق الضباط الاربعة لا يعني انهاء المحكمة الدولية. فنحن لم ننس دم الشهيد رفيق الحريري، وهل يعتقدون ان ابناء هذا الخط في طرابلس سيقفون ويقولون اننا نرفض موقف مصباح الاحدب؟

    لماذا يريدون معاقبة مصباح الاحدب؟ بالتأكيد، ان من يريد معاقبتي ليس الفريق الذي انتمي اليه. نحن واضحون في خطنا، واكثر من ذلك أتعهد دعم مرشح الشيخ سعد الحريري في طرابلس النائب سمير الجسر على لائحة الرئيس نجيب ميقاتي، وهي لائحة الرئيس ميقاتي لانه هو من اعلنها وليس الشيخ سعد الحريري. وفي المناسبة، انا اقدر وسطية الرئيس ميقاتي، ولكن في هذه المرحلة بالذات فانني كمواطن طرابلسي لا اعتبر المرشح الحالي الاستاذ احمد كرامي وسطيا، لان وسطيته تردنا الى مرحلة معينة ذكرياتها صعبة على طرابلس والطرابلسيين”.

    وقال: “نحن نرحب بالمصالحة ولكن، في الوقت عينه، نحن موجودون ولا نغير ثوابتنا ومواقفنا السياسية. وانني على اقتناع بان الشارع الطرابلسي سيدعم مصباح الاحدب ولن يتخلى عنه”.


    Talking To: Tripoli candidate Misbah Ahdab


    “There was an injustice done to me,” said Misbah Ahdab, a Democratic Renewal Movement parliamentarian from Tripoli dumped from the expected-to-win, Future-Movement-supported list in Lebanon’s second city. Ahdab and MP Mustafa Allouch, an FM member, lost their spots on the list to former Prime Minister Najib Mikati and his ally Ahmad Karami after FM leader Saad Hariri struck an electoral alliance with the popular politicians to ensure victory on June 7. Mikati and Karami are viewed as Syrian allies, and although Ahdab said he thought Hariri should have fought harder for him, he insists he is not bitter. Unlike Allouch, Ahdab is running independently, as he did in both 1996, his first run for office, and 2000. He won both those races, and is confident he can win again by stressing the need for “justice, development and security.” Ahdab wants Hezbollah disarmed and their security squares dismantled, the northern Qoleiat airport re-opened for commercial travel and the judiciary de-politicized. With many of Tripoli’s residents conservative, religious Sunnis, Ahdab has recently been championing the cause of Lebanese detained on suspicion of terrorism. “If someone hasn’t done anything but is religious, he should be free, [Instead, here in Lebanon], if they have a beard, they’re a terrorist,” said the impeccably clean shaven Ahdab.

    NOW met with Ahdab to discuss the alliance that pushed him off the FM list, what impact he expects it to have on voters and what he thinks will happen after the elections.

    Why did Future Movement leader Saad Hariri have to make this deal with former Prime Minister Najib Mikati?

    Ahdab: Mikati said it in one of his interviews. He said there has been a Saudi-Syrian reconciliation. I happen not to be on the Saudi side and not to be on the Syrian side. So the Saudis have asked Saad Hariri to agree with Najib Mikati. The Syrians told Najib Mikati that you can only have this kind of agreement, and with this kind of agreement, I was definitely out. There was a veto against me, which is normal. The Syrians would not want me to get re-elected. But what is not normal is that you cannot make a reconciliation without telling people what happened, what kind of compromise.

    Do you think this alliance will continue and be strong after elections as MP and Minister of Economy and Trade Mohammed Safadi, who is on the Tripoli list, suggested last week?

    Ahdab: The first question that I would ask is what did they agree on to have this list? They didn’t agree on anything. They agreed on the Taif Agreement. This is, “Elementary, my dear Watson.” Number two: Mr. Safadi wants to be Prime Minister, Mr. Mikati wants to be Prime Minister, and they both want to use the popularity of the late Prime Minister Hariri in Tripoli to get there while they have commitments not to defend what has been defended by Prime Minster Hariri. [...] [Former] Prime Minister Mikati didn’t mention the Special Tribunal in his speech [announcing the Tripoli list]. He didn’t mention it. [...] How does Future Movement supporters to vote for him. Even if Saad Hariri says, “I’ve been told we have to do this,” [The Tribunal] is about his father. So there’s a certain justice that should be done. We support the International Tribunal. If we start here in Lebanon saying we do not support the International Tribunal, who would want to support it? Why should anyone anywhere in the world fight for me if I don’t want to fight for myself.

    Did anyone try persuading you to drop out once it was clear you would not be on the list?

    Ahdab: These were rumors. Nobody asked and no one would. I was elected before I met late Prime Minister Hariri. Who would ask me to step out, and why should I accept? I have committed 20 years of my life, and this is not my fight, it is the fight of the people.

    Do you think making this alliance will hurt Hariri elsewhere in Lebanon?

    Ahdab: I think yes. I had at my rally [on Saturday, when I launched my campaign] people coming from the Bekaa, from Beirut, from the Chouf, from everywhere, but specifically from Sunni areas where they feel threatened. They think that what I’ve been mentioning on TV is a request to find a balanced system where any Sunni in Lebanon is not considered a terrorist or an extremist or a Salafi-Jihadist. It’s nonsense, we can’t continue like that.

    Where do you fit in the next parliament if you win? Who will your allies be?

    Ahdab: I fit in, not in the archaic system of March 14, but in the principles of March 14. There will be eight members of Parliament [from Tripoli]. If I’m elected, there will be seven without any political program, and there will be one setting the political agenda. [If I'm elected,] this would mean people agree with my political agenda. So I’ll be speaking in the name of Tripoli within the archaic system, which would give me a springboard and the possibility of defending the same principles in other parts of the country. [...] I would be supporting allies with whom I share the same view for Lebanon, and I think this would definitely create a new coalition that would not be affected by any pressures.

    Who would be in the coalition?

    Ahdab: I don’t want to guess. It all depends on who is elected, who is not elected to start with. Then there are always people’s priorities because there definitely are things to do. We can even, if there are some people elected, we can try and eventually make a small group in parliament. That would be excellent.

    Do you think the “March 14″ and “March 8″ alliances are dead after the elections?

    Ahdab: I think yes. If you want to think of the alliances of the March 14 forces, yes it doesn’t exist anymore but the principles still exist.

    What do you think will happen next in terms of alliances?

    Ahdab: It depends on the results of the elections.

    Interviewed by Matt NASH
    NOW Lebanon
    14.05.2009


    الجمهورية… الموعودة


    تحفز قوى “8 آذار” إرادة الناخبين بشعار “الجمهورية الثالثة” من دون ان توضح معالمها وطبيعة نظامها السياسي وآليات عمله. الابهام يلف الاعلان من ألفه حتى يائه. لا يعرف المرء لماذا سيقترع ومن هو الشخص الذي يستحق عناء الاقتراع له من فريق “شاكري سوريا وحامديها”، خصوصاً ان جميعهم كانوا ممن تصدروا الاجتماع اللبناني خلال الهيمنة السورية على البلد، قبل ان يتصدروا خلال جمهورية الاستقلال الثاني رياض شاشتَيْ “المنار” و”التلفزيون السوري الرسمي”.

    في الاحوال كلها ، يسع المرء ان يتكهن بـ”الجمهورية الموعودة” او ان يتبصر في ملامحها، استنادا الى تصريحات المنظرين لها مثل السيد ناصر قنديل الذين دعانا “الى بلّ المحكمة الدولية وشرب مائها”، أو السيد وئام وهاب الذي يستخدم حذاءه كمعيار يقيس عليه وينسب اليه.

    اما الديموقراطية في نظام هذه الجمهورية، فتقوم حدود المنافسة فيها على مثال ما حصل بين السيدين نبيه بري وميشال عون، فيما الأمن تتولاه المربعات الامنية وعناصر الانضباط التي تتولى ادارة شؤون السير في الضاحية الجنوبية بدلا من الدولة واجهزتها الامنية.

    والحق أن “حزب الله” والقوى المتحالفة معه ليسوا في صدد السيطرة على البلد إذا اتت نتائج الانتخابات في غير مصلحتهم. لكنهم منذ اليوم يؤكدون انهم يريدون الانقلاب على نتائجها. فالحديث عن الثلث المعطل المكرور والمتواتر والذي لا يغيب عن ألسنة قادة المنظمة الخمينية المسلحة ومفوهيها يوحي بأن هذا الفريق يريد لنتائج الانتخابات ان تكون رقمية فقط، وتمرينا على الديموقراطية في أحسن الأحوال.

    بمعنى ما، فإنه بصرف النظر عن النتائج، يريد “حزب الله” ان يحتفظ بحقه في التعطيل، دستورياً، لئلا يلجأ إلى التعطيل الأمني. وليس ثمة حجج كثيرة في جعبته بعد ليحتج بها في ما يتعلق بضرورات العمل المقاوم، التي تبيح المحظورات، غير الغلو اللفظي الذي يوحي لمن يسمع ما ينطق به قادة “حزب الله” وكأن العمليات ضد العدو الإسرائيلي لتحرير مزارع شبعا جارية على قدم وساق. في حين انه ثبت للقاصي والداني ان التصعيد لفظي، ولفظي فقط.

    غني عن القول ان فريق 14 آذار بكل مكوناته لا يستعجل بت مصير سلاح “حزب الله”. بل ان احد قادة هذا الفريق اعتبر ان موضوع سلاح “حزب الله” اصبح خارج متناول اللبنانيين اصلاً، وتحول سلاحاً اقليمياً ودولياً، يصعب على اللبنانيين البت بمصيره من دون توافق اقليمي دولي حول مصيره. لكن “حزب الله” مصر على الثلث المعطل، الذي لم يعد متعلقاً بسلاحه وامنه، لأنه يريد من هذا الثلث الابقاء على دولته وليس دويلته كما كنا نعتقد ويشاع.

    ما يلوح به “حزب الله” وفريقه غايته القول للبنانيين ان كل القرارات يجب ان تنسجم انسجاماً تاماً مع مصالحه المباشرة، وإلا فهو قادر على الانقضاض على الدولة ومنعها من تنفيذ قراراتها على ما حدث في 7 أيار الماضي.

    ما مضى فقد مضى. لكن هذا يستعاد لصلته بكلام نقل عن ملك الاردن عبدالله الثاني، يفيد بأن “حزب الله” قد يقوم بانقلاب على السلطة إذا لم تأت نتائج الانتخابات لصالحه. هذا الكلام عاد الملك عبدالله ونفاه جملة وتفصيلاً واعتبر ان الانتخابات اللبنانية ستجري في جو هادئ، لأن “حزب الله” يعتقد انه سيفوز بها. والمعنى، انه لو كان “حزب الله” يعتقد انه لن يفوز بالانتخابات فقد يلجأ إلى تعطيلها او الانقلاب على نتائجها، او حتى رفض مبدأها في الاساس.

    والحال أن “حزب الله” يحضر منذ اليوم العدة والعتاد لمعركتين: معركة انتخاب رئيس المجلس النيابي وهيئة المجلس، وهو يطمح على هذا المستوى إلى اعدام فرص اي شيعي لا ينتمي إلى “حزب الله” او حركة “أمل” في الوصول إلى الندوة البرلمانية، وهذا على الأرجح السبب الذي دفعه الى التضييق على الرئيس حسين الحسيني مما جعل هذا الأخير يعزف عن الترشح. ذلك ان “حزب الله” يريد مجلساً نيابياً يكون الرئيس نبيه بري بين نوابه الشيعة اكثرهم انفتاحاً واقلهم اثارة للاعتراض. وإذا كان مثل هذا الهدف شبه متيسر شيعياً في الانتخابات الحالية، خصوصاً بعدما تم تعطيل المعركة الانتخابية في بيروت الثانية، فإن هدف الثلث المعطل في الحكومة لا يبدو متيسراً وسهلاً بالقدر نفسه.

    أيمن جزيني
    NOW Lebanon
    11.05.2009


    Misbah Ahdab : « Ils » veulent créer un problème entre moi et le Courant du futur ; je refuse cela…


    « J’ai le cœur léger parce que j’ai senti que Tripoli s’est levée et a dit : Misbah Ahdab n’est pas seul ; il représente les différentes orientations politiques de cette ville parce que l’oppression dont Tripoli est victime touche l’ensemble des Tripolitains, toutes catégories confondues ; l’injustice frappe toutes les factions politiques sans exception aucune… »
    Ce constat, c’est le député Ahdab, vice-président du Renouveau Démocratique, lui-même, candidat en solo à sa propre succession dans la capitale du Liban-Nord, qui l’a énoncé au cours d’un dîner donné en l’honneur de plusieurs moukhtars de la ville. « Tous les Tripolitains ont à subir une situation sécuritaire précaire et une crise économique difficile, personne n’est épargné », a-t-il ajouté, tenant à rendre hommage à la chaleur, l’enthousiasme et l’appui dont il a bénéficié de la part de ses concitoyens au moment du lancement de sa campagne électorale : j’en suis fier ; je suis fier de l’attachement des Tripolitains aux constantes nationales politiques que j’ai eu l’honneur de défendre et de brandir, surtout que nous traversons une période difficile : les règles du jeu doivent être à la hauteur de nos ambitions », a-t-il prévenu.
    S’étonnant ensuite de certaines déclarations qu’il a entendues par-ci par-là, « des gens surpris que mon absence de la liste de la Solidarité n’ait pas provoqué ma colère », Misbah Ahdab a tenu à mettre les points sur les « i » : « J’aurais aimé y figurer, mais à condition que cette liste soit réellement une liste de solidarité, qu’elle comprenne des représentants de toutes les factions politiques de la ville », a-t-il insisté, évoquant clairement que le courant qu’il représente aurait sans aucun doute dû être représenté au sein de l’alliance Hariri-Mikati-Safadi. « La question se pose d’elle-même : que veut-on ? Veut-on que Tripoli change sa véritable nature, sa véritable identité ? Cette demande est irréaliste, personne ne peut prendre cette ville à contre-sens du courant qu’elle s’est elle-même choisi. Veut-on que les partisans du Courant du futur se fâchent de Misbah Ahdab parce qu’il ne s’est pas fâché après avoir été écarté de la liste en question ? Veut-on que ces partisans soulèvent une intifada contre Misbah Ahdab alors que je me suis fermement engagé à défendre le Tribunal spécial pour le Liban ? Honnêtement, les partisans du Courant du futur ne choisiront pas cette voie, parce qu’ils sont de ma famille », a martelé le député du Nord, se demandant une nouvelle fois pourquoi « ils » souhaitent « créer un problème entre moi et le Courant du futur… Je refuse qu’il y ait le moindre problème entre eux et moi : nous sommes d’accord sur exactement les mêmes principes », a-t-il assuré.
    Enfin, Misbah Ahdab a catégoriquement démenti les rumeurs selon lesquelles il allait se retirer de la course à la députation, précisant qu’il n’avait « rien contre » la médiation de Nagib Mikati. En revanche, je suis contre celle d’Ahmad Karamé : si je suis une partie, il en est une autre », a-t-il statué.


    À Jezzine, une bataille entre alliés


    À cause de l’échec des médiations effectuées par les pôles du 8 Mars pour aboutir à la mise en place d’une liste qui aurait représenté les divers courants de l’opposition, Jezzine vivra le 7 juin prochain une bataille à trois, incluant un bras de fer entre le général Michel Aoun et le président de la Chambre, pourtant alliés.

    Pour la première fois depuis 1992, Jezzine pourra élire cette année directement ses députés sans subir le poids électoral des cazas environnants. Il reste que le vote chiite pèsera fortement dans la balance, compte tenu de la dispersion des voix chrétiennes. En effet, la circonscription de Jezzine sera la scène d’une rude bataille qui opposera au moins trois listes principales, après l’échec des ultimes tentatives des pôles de l’opposition pour la mise en place d’une seule liste qui aurait représenté aussi bien les candidats du Courant patriotique libre (CPL) que ceux appuyés par le président du mouvement Amal, Nabih Berry. De ce fait, l’opposition mènera bataille en rangs dispersés, le CPL et M. Nabih Berry ayant formé chacun une liste complète. Celle du CPL comporte MM. Ziyad Assouad et Michel Hélou pour les deux sièges maronites du caza et M. Issam Sawaya pour le siège grec-catholique. La liste appuyée par le chef du mouvement Amal et présidée par le député et candidat à l’un des deux sièges maronites du caza, Samir Azar, sera annoncée officiellement le samedi 16 mai, à 16h, au cours d’un meeting électoral à Jezzine.
    Dans le camp adverse, l’ancien député et ministre Edmond Rizk annoncera sa liste dans les trois prochains jours et sera « en principe complète », affirme-t-il. « J’essaie d’approcher certains candidats pour qu’ils se présentent sur une même liste », indique-t-il, affirmant que « le conflit entre des leaders non originaires de Jezzine est une forme d’agression contre le caza ». Cette liste bénéficiera de l’appui « de tous ceux qui désireraient nous soutenir, sachant que nous saluons tous ceux qui appuieraient les orientations de cette liste qui veut préserver l’indépendance de la région, sa liberté de décision, sa spécificité et la coexistence entre ses différents habitants ».
    Et M. Rizk d’insister : « Nous refusons que les échéances du 7 juin revêtent un aspect de division entre la majorité et l’opposition ou entre les pôles de l’opposition, parce que nous estimons que ces élections sont un droit exclusif aux électeurs du caza. La décision de Jezzine doit être prise à Jezzine même. Et le parcours suivi par MM. Aoun et Berry pour ces élections ne reflète nullement la réalité du caza qui est libre de ses décisions dans le respect de nos constantes électorales. »
    Des rumeurs circulent par ailleurs sur l’éventuelle formation d’une quatrième liste qui serait présidée par M. Faouzi Asmar, candidat à l’un des deux sièges maronites du caza.

    Bataille interaouniste
    Selon un observateur averti, la vraie bataille sera menée sur les sièges maronites entre les deux pôles de l’opposition, « la ou les listes des indépendants ont peu de chances de passer ». « Le Hezbollah ne va pas laisser les mains libres aux chiites de Jabal Rihane, explique-t-il. Il leur demandera de voter pour le candidat au siège grec-catholique figurant sur la liste du CPL, et pour l’un des deux candidats maronites sur cette même liste, ainsi qu’en faveur du candidat maronite Samir Azar. La liste des indépendants qui sera menée par M. Edmond Rizk risque de payer le prix d’un désintéressement général de la part des forces du 14 Mars, qui n’ont pas voulu jeter leur poids dans le processus pour rétablir l’équilibre dans une région prise sous la réalité chiito-aouniste. »
    Une première bataille sera ainsi livrée, selon cet observateur, entre les deux candidats maronites aounistes, Michel Hélou « qui possède d’importants moyens financiers » et Ziyad Assouad « qui compte sur l’ensemble des aounistes de la région, ce qui n’est pas évident pour lui, à moins qu’il y ait un mot d’ordre secret de la part de M. Michel Aoun en faveur de l’un de ses deux candidats maronites, ce dont on ne peut s’assurer qu’à la veille du jour J ». Et cet observateur d’ajouter : « Cette bataille se fera au prix d’une grande désillusion d’un électorat qui espérait une position plus tranchée de la part de Michel Aoun, c’est-à-dire qu’il impose ses trois candidats. »

    La position du Hezbollah
    Dans un tel contexte, quid de la position du Hezbollah ? Selon une source proche du parti, « ce dernier avait, lors de la réunion de Doha, persuadé le chef de l’Assemblée nationale d’accepter la loi de 1960, lui promettant en contrepartie que le nombre de députés de son bloc parlementaire ne serait pas réduit ». « C’est ainsi que lors de la dernière rencontre entre le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, et MM. Aoun et Berry, sayyed Nasrallah a affirmé qu’il respectera son engagement envers le président du Parlement et que, par conséquent, il demandera à ses électeurs de voter en faveur de M. Samir Azar », poursuit cette source. « De plus, ajoute-t-elle, sayyed Nasrallah a fait promettre à MM. Aoun et Berry que ni l’un ni l’autre ne donnera l’ordre à sa base électorale de voter en faveur d’un candidat maronite des listes adverses. »
    Du côté du CPL, M. Ziyad Assouad affirme que « la liste ne sera pas percée ». « Dans ce genre de bataille, tous les moyens sont permis, et, par conséquent, nous ne serons pas conciliants », insiste-t-il. Concernant le conflit qui a empêché MM. Aoun et Berry de présenter une liste commune, le candidat aouniste souligne que « les deux parties ont des visions différentes pour le caza ». « Nous voulons restituer à Jezzine sa place naturelle, que ses députés exercent leur devoir législatif et que les projets de développement englobent aussi cette région qui est vide de ses habitants », ajoute-t-il.

    Pléthore de listes et de candidats
    Ce paysage électoral est « désolant » pour de nombreux candidats à Jezzine, qui affirment que le caza n’a jamais vu une telle pléthore de listes et de candidats pour un nombre limité de sièges (deux maronites et un grec-catholique). En effet, trois ou quatre listes mèneront la course et chacun des 22 candidats (12 maronites et 10 grecs-catholiques) espère faire son entrée dans l’hémicycle en juin prochain. « La dispersion des voix est constatée dans les deux camps du 8 et du 14 Mars, remarque M. Nicolas Salem, candidat au siège grec-catholique du caza. Je ne saurais dire à quel point les électeurs auront la possibilité de voter suivant leurs convictions. Malheureusement, la bataille n’est pas basée sur un programme électoral pour la région. Si les candidats indépendants s’allient, ils pourront percer les listes adverses et renverser la donne. »
    La question qui se pose est celle de savoir sur quelle base votera l’électorat de Jezzine qui compte 34 300 maronites, 10 800 chiites, 8 500 grecs-catholiques, 1 000 sunnites et 500 druzes. Votera-t-il utile, par intérêt ou pour une option politique ? La réponse se trouvera dans les urnes le 7 juin prochain.

    Nada MERHI
    L’Orient-Le Jour
    14.05.2009


    النائب مصباح الأحدب: لن أنسحب من الانتخابات وأرفض أي مشكلة مع تيار المستقبل


    قال نائب رئيس “حركة التجدد الديموقراطي” النائب مصباح الأحدب، خلال عشاء تكريمي لمخاتير من طرابلس، “لقد كبر قلبي كثيرا لأنني أحسست بأن طرابلس وقفت وقالت ان مصباح الاحدب ليس لوحده، وانه متحالف مع السواد الاعظم من هذه المدينة الذي يمثل مختلف الخطوط السياسية فيها لأن الظلم اللاحق بطرابلس يطال جميع فئاتها من دون استثناء، والغبن اللاحق بأبنائها لا يستثني طرفا سياسيا محددا، والغبن الذي يتعرض له أبناؤها من قبل بعض القضاء يطالهم بغض النظر عن انتمائهم السياسي، كما ان الوضع الامني السيء الذي يعانون منه، والوضع الاقتصادي الصعب الذي يعيشونه، لا يميز بين طرابلسي وآخر. فهو يطال الجميع، وإنني هنا أحيي أصالة طرابلس ومواطنيها، فما شاهدته من حماسة وتأييد من قبلهم، خلال إعلان إطلاق حملتي الانتخابية، يشعرني بالفخر والاعتزاز، بهذا الاصرار على التمسك من أهلي في طرابلس بالثوابت الوطنية والسياسية التي كان لي شرف التأكيد عليها ورفع لوائها، خصوصا وأننا نمر اليوم في مرحلة صعبة، يجب ان تكون قواعد اللعبة فيها على مستوى طموحاتنا وتطلعاتنا”.

    وأضاف: “لفتتني في الآونة الاخيرة تصاريح صدرت عن البعض، أقل ما يقال فيها انها غريبة، فأنا أتساءل لماذا يعرب البعض عن تفاجئه بأنني لست غاضبا من عدم ضمي الى “لائحة التضامن” في طرابلس، علما بأنني كنت أتمنى ان أكون من ضمنها، لكن شريطة ان تكون لائحة تضامن حقيقية تضم ممثلين عن مختلف الشرائح السياسية في المدينة. وهنا أشير الى ان مصباح الأحدب الذي تصدى في السابع من أيار لمحاولة وضع اليد على المدينة يمثل شريحة كبيرة من هذه المدينة مؤمنة بالثوابت التي لطالما ناديت بها، ومن حق هذه الشريحة ان تمثل. وهنا يطرح السؤال التالي: ما المطلوب؟ هل المطلوب ان تؤخذ المدينة الى موقع آخر غير موقعها الحقيقي الذي عبرت عنه أكثر من مرة وفي مناسبات وطنية عديدة. إنني أرى ان هذا الطلب غير واقعي وان أحدا لا يستطيع ان يأخذ المدينة في عكس التيار الذي تريده. وهل المطلوب من أنصار ومؤيدي “تيار المستقبل” ان “يزعلوا “من مصباح الأحدب لأنه لم “يزعل” بسبب عدم ضمه الى اللائحة؟ وهل المطلوب من جمهور المستقبل ان ينتفض ضد مصباح الأحدب الذي يتعهد بالدفاع عن المحكمة الدولية التي قامت لمحاسبة من اغتال الرئيس الشهيد رفيق الحريري؟ حكما لن يتخذ هؤلاء موقفا مني لأنهم أهلي. وأنا هنا أتساءل لماذا يريدون ان يخلقوا مشكلة بيني وبين “تيار المستقبل”؟ فأنا لا أقبل وأرفض ان يكون هناك اي مشكلة بيني وبين التيار، لأنهم أهلنا ونحن واياهم متفقون على المبادىء والثوابت نفسها”.

    وتابع: “هناك من يروج بأن مصباح الأحدب سينسحب، ولا أفهم لماذا علي ان أنسحب، حكما لن ينسحب مصباح الأحدب من الانتخابات لأنه يمثل شريحة كبيرة من أهالي هذه المدينة ولها حق ان تدلي بصوتها ورأيها في هذا الاستحقاق الانتخابي في صناديق الاقتراع، وعندها سيتبين مدى تمسك الناخب الطرابلسي بهذا الرأي. وأنا هنا أتحدث عن واقع ونتائج حققها الطرابلسي في مناسبات وطنية عدة وليس من مصلحة احد ان يعيدنا الى الوراء”.

    وقال: “في ما يتعلق بما يطرح عن موضوع الوسطية، أريد ان أكون واضحا، أنا لست ضد وسطية الرئيس نجيب ميقاتي، ووفقا لما سمعته عنها فأنا اؤيدها، انما أنا ضد وسطية أحمد كرامي، فإذا كان مصباح الأحدب طرف فمن المفروض ان يكون أحمد كرامي طرفا آخر، والوسطية يجب ان تكون بين هذين الطرفين. اما اذا أردنا ان نعتبر ان أحمد كرامي وسطيا وهو طرف، فهذا يعني ان ما أمثله يجب ان يكون خارج طرابلس. وهذا أمر غير واقعي وغير مقبول”.


    الوزير نسيب لحود يلتقي رئيس الجمهورية ميشال سليمان


    زار رئيس “حركة التجدد الديموقراطي” الوزير نسيب لحود رئيس الجمهورية العماد ميشال سليمان في قصر بعبدا، وعرضا آخر المستجدات السياسية.