• Home
  • About Us
  • Events
  • Blogging Renewal
  • In the Media
  • Tajaddod Press Room
  • The Library
  •  

    You are currently browsing the Tajaddod Youth - شباب التجّدد weblog archives for March, 2008.

    La psychologie, un moyen original d’approcher les enjeux politiques du Liban


    Dans un pays qui a connu de douloureuses expériences comme le Liban, chaque citoyen porte sans doute des séquelles psychologiques plus ou moins graves liées aux différents événements qui ont secoué le pays. Sandra Noujeim publie dans L’Orient-Le Jour un article qui rend compte de la liaison entre les problèmes du pays et l’état psychologique des Libanais

    Pour IDRAAC, les individus présentent un tempérament vivace, même s’ils sont exposés aux traumatismes de la guerre

    La psychologie, un moyen original d’approcher les enjeux politiques du Liban

    L’intérêt porté sur la psychologie des Libanais est limité. Pourtant, les répercussions de l’insécurité politique et économique sur l’état d’esprit de la population ne peuvent être négligées. Plus encore, elles seraient l’origine d’éventuels troubles psychologiques. En fait, ces perturbations, graves ou minimes, sont rarement déclarées, étant perçues comme tabous par certains, ignorées par d’autres, ou simplement jugées sans importance par rapport aux enjeux actuels de la société. Face à cela, des institutions sont nées dans la perspective de cerner l’évolution psychosociale des individus, afin d’en évaluer l’importance réelle, d’en étudier les causes, et d’établir enfin des directives visant à en atténuer les malaises.

    Dans ce cadre, l’Institut pour le Développement de la Recherche Appliquée en Clinique (IDRAAC) a organisé, le mardi 11 mars 2008 à l’hôtel Sofitel-Le Gabriel, une conférence exposant les développements récents sur la réalité de la santé mentale au Liban, à la lumière des diverses études menées par l’institut.

    Fondé en 1982 par son actuel directeur exécutif Dr. Elie Karam, IDRAAC a pour objet de conduire et de promouvoir la recherche dans le domaine psychologique à l’échelle nationale, en collaboration avec le Département de Psychiatrie et de Psychologie Clinique à l’Hôpital Saint Georges, et d’autres centres médicaux, universitaires et humanitaires, locaux et internationaux.

    Après la projection d’un film présentatif de IDRAAC, Dr. John Fayyad, pédopsychiatre et Mme Caroline Tabet, psychologue ont expliqué la méthode et les résultats de l’étude entreprise par IDRAAC sur les besoins psychosociaux des enfants et adolescents du Sud et de la banlieue Sud de Beyrouth après la guerre de Juillet 2006. Les données regroupées 8 mois après la fin des hostilités ont révélé l’existence effective de pareils besoins chez les mineurs (de 3 à 18 ans) de cette région : les rapports de 27.3% des enseignants sollicités ont affirmé que les élèves âgés de 8 à 11 ans ont souffert de troubles importants dans leur capacité de concentration, leur motivation et leur humeur. De même, 15.4% des adolescents risquent de souffrir à des degrés différents de symptômes post-traumatiques en rapport avec la guerre. Il faut savoir que même avant la guerre, 2.5% des jeunes dans les régions étudiées présentent le risque de connaître un malaise psychologique. Dr. Fayyad a cité les sources essentielles susceptibles de déclencher un tel malaise : une exposition (de près ou de loin) à des événements de guerre, des problèmes scolaires significatifs, des difficultés dans les rapports familiaux, un sentiment d’insécurité continu par rapport à la situation actuelle du pays. En contrepartie, cette étude révèle une quasi-inexistence de services et de ressources psychologiques dans les régions concernées.

    Mais 75 % des adolescents semblent avoir trouvé dans la prière le meilleur moyen d’adaptation à la situation de guerre. Une série de recommandations (couvrant les relations parent-enfant, enseignant-élève) inspirées des résultats de cette étude empirique a été communiquée aux ministères et organisations concernés.

    Dr. Karam a ensuite exposé l’étude LEBANON (Lebanese Evaluation of the Burden of Aliments and Needs Of the Nation), menée dans le contexte du projet de « La santé mentale mondiale » lancé en collaboration avec la faculté de médecine de l’université de Harvard et l’Organisation Mondiale de la Santé et avec le soutien du ministère de la Santé libanais. Il s’agit d’une investigation exhaustive à l’échelle de tout le Liban (une telle recherche n’ayant été parallèlement menée que dans 27 autres pays, tous non arabes), une enquête précise et délicate portée sur les maladies mentales, les troubles psychiatriques ainsi que les maladies physiques chroniques de la population. Les données recueillies ont été décrites par Dr. Karam comme une référence précieuse pour toute étude éventuelle dans le domaine et un recueil unique d’informations à considérer pour le lancement de nouvelles campagnes de sensibilisation. En effet, « pour déclencher le changement, nous avons besoin d’opinions et de preuves soutenant ces opinions (…) et c’est dans cette collecte d’informations que joue la solidarité entre libanais », a déclaré Dr. Karam.

    L’allocution de Mlle Mariana Salamoun, membre de l’équipe de recherche à IDRAAC, a décrit les tempéraments qui prévalent chez les libanais: 19.6% seraient hyperthymiques (en état constant de dynamisme, de vivacité et de productivité; caractéristique des leaders) et 18.7 % auraient un tempérament anxieux. Le tempérament couvre la dimension émotionnelle de l’individu, par distinction avec l’intelligence (en rapport avec la capacité cognitive) et le caractère (la manière de réagir et de percevoir les éléments). Cette étude lie la nature du tempérament dominant de l’individu à sa prédisposition aux troubles psychologiques.

    Enfin, Dr. Aimée Karam, psychologue clinicienne, a évoqué le rôle que la « thérapie cognitive » est susceptible de remplir dans le dénouement des négociations politiques et diplomatiques. Il s’agit d’une thérapie qui explore les éléments psychologiques des négociateurs pouvant expliquer leur mésentente, dans un effort de les résoudre. C’est précisément sur 6 protagonistes éminents du dialogue national, représentatifs de 4 différents groupements politiques libanais, que Dr. Karam a pu dégager « les principales causes de la rupture du dialogue interlibanais » : entre autres, la dépendance des parties sur différentes influences externes, l’aspiration de quelques parties à diriger seules le pays, les divergences de croyances et de convictions (certains sont passionnés, aspirant à des valeurs unifiées, d’autres, plus pragmatiques, tentent de mettre en commun les intérêts respectifs des parties en jeu).

    La psychologie semble ainsi un moyen original d’approcher les enjeux politiques du pays. Une solution capable d’atténuer la crise ? En tout cas, on aura tout essayé…

    Sandra Noujeim

    L’Orient-Le Jour, 19 mars 2008


    March 14’s First Congress: What’s New?


    Besides the new logo, the stage set-up and the visual effects, Lebanese citizens saw on March 14th 2008 the same colors, the same people, the same political references and the same pictures on the walls… The political memorandum that was released included both the spirit and the rhetoric that March-14 has used at least since the end of the July war.

    If you read or watch excerpts of the speeches and the memorandum, you may think you found nothing new or different from what you expect coming from March-14. However, a careful reading of the memorandum shows four new elements that were never completely included in March-14’s positions.

    1- The New Political Element

    In its memorandum, March-14 clearly defined its views of the political crisis. The current crisis is not about struggle for power. It is not about seat-sharing. It is not about who should be in charge of what. It is not about specific legislation. The struggle is cultural. It opposes two visions for Lebanon, which can both be valid from an analytical point of view. Both are comprehensive and tackle almost all aspects of public life. By doing this, March-14 is challenging itself to be consistent. The cultural description of March-14’s Lebanon must be found from now on in each March-14 proposal, position and action.

    2- The New Partners

    March-14 in 2008 remembered what made its strength in 2005. March-14 understood that the majority of those who took part in the March 14th 2005 legendary demonstration were non partisans. March-14 understood that most articles in international media outlets back then were about those independent Lebanese citizens and the re-energized Lebanese civil society, which provided March-14 with an extremely appealing and refreshing image. March-14 listened at last to Samir Kassir, who asked his friends in May 2005 to go back to the street in order to go back the truth. Of course he did not mean the January 23rd, 25th and 27th kind of street. Samir Kassir asked March-14 to listen again to citizens and to reconnect with those who granted them with their most precious gift: their trust. The March-14 forces, in their memorandum, acknowledged that March 14 goes beyond them and includes independents and pro-reform civil society organizations. March-14 went even further and called on this segment of the population to actively engage in shaping March-14’s vision and policies. For the first time in Lebanon’s history, every single citizen is invited to shape policies. Every single citizen can sign up to one of the 11 workshops that March-14 will launch, about all sectors and aspects of the political, social and economic life in Lebanon.

    3- The New Courage

    March-14 set another new precedent in Lebanon. It acknowledged some of its weaknesses and failures. It frankly told its supporters that it failed in achieving some, maybe many, of their dreams. It was courageous enough to tell them that committing mistakes may happen again. Furthermore, it announced the creation of a permanent body in charge of evaluating March-14’s performance and suggesting adjustment measures.

    4- The New Risk

    By clearly defining its political/cultural vision, by reconnecting with independents and civil society organizations, and by undergoing a self-criticism process, March-14 must accept a new risk; the risk of losing the backing of some of its radical supporters, those who only support March-14 out of sectarian motives. Will March-14 leaders be ready to stick to the newly announced vision if this ultimately means losing some of their current supporters? Will their new message be strong and persuasive to attract enough independent citizens to outnumber lost radical elements? Winning this challenge will perhaps be March-14’s greater victory. We, March-14’s supporters and activists, have also a role to play in this regard. We must be the liaison between our parties and independent friends, neighbors, family members and colleagues. We must be vigilant and monitor our leaders’ rhetoric and performance, to remind them of the goal they set for themselves on March 14th 2008… Barack Obama’s supporters would have said: Yes We Can! This is what we say too!

    These four elements concur in translating the culture that March-14 is defending in Lebanon. A culture where participation is an action not a slogan. A culture where every single citizen has a say. A culture where no side, divine or human, can impose its will on others. A culture where nobody is mistake-free.

    The event itself represents an aspect of the culture that March-14 is defending. A colorful and joyful event, where people announce visions and are open for debate and criticism.

    Finally, how can we talk about what’s new in March-14 and forget this great wall, to the right of the stage, where we read the names of each civilian who fell since October 1st 2004… For them, let us implement the new March-14 vision…


    Amoureux de la nature libanaise, les touristes verts fleurissent: Les merveilles de Aammiq révélées avec Cyclamen


    Sandra Noujeim publie un excellent article sur les Marécages de Aammiq dans la Békaa-Ouest, l’un des sites les plus fascinants au Liban. Un moment d’évasion de l’atmosphère politique ambiante et de la pollution urbaine.

    Dans le vacarme assourdissant, le tumulte politique, la pollution envahissante, certains se sont frayé une échappatoire : la nature. Ce sont les « touristes verts », communément appelés écotouristes. Curieux de découvrir les espaces naturels du pays, captivés par la beauté qui s’en dégage, ils voyagent au cœur du Liban, emmenant avec eux tous ceux qui désirent en explorer les merveilles.

    Parce que ces merveilles sont là. Elles perdurent à travers les reliefs ternis où l’homme a laissé les marques hideuses de son passage.

    A l’ouest de la Bekaa, jouxtant l’autoroute qui traverse la vallée, s’étendent les marécages de Aammiq. Ces nappes d’eau couvrant 850 m2 renferment d’innombrables espèces d’oiseaux, d’herbes, d’insectes, de fleurs, d’animaux… comme si la nature s’y était réfugiée.

    A l’initiative de Cyclamen, une association libanaise qui organise depuis 2002 des journées de découverte du patrimoine naturel libanais, un groupe d’une quarantaine de personnes intéressées a visité samedi la région de Aammiq. L’occasion de savourer une journée au soleil, où l’admiration que suscitent les paysages se mêle à celle qu’inspire le travail des organisations environnementales. Si certaines, telle que A Rocha-Liban, luttent pour la création d’espaces protégés et la préservation de richesses territoriales souvent ignorées (l’exemple de Aammiq en est particulièrement révélateur), d’autres, comme Cyclamen, s’acharnent à encourager le tourisme vert, encore assez restreint pour le public libanais.

    Les marécages de Aammiq sont de larges étendues de terrain couvertes d’eau stagnante d’une profondeur pouvant atteindre les 4 mètres. Seul marécage significatif du pays, l’un des rares du Moyen-Orient, cette parcelle a acquis la caractéristique de domaine international marécageux par la convention de Ramsar (Iran) en 1971. L’unicité de ces marais réside essentiellement dans la biodiversité qu’ils renferment, révélant un inventaire riche et rare de faune et de flore (herbe rares, arbres imposants). Station principale pour les oiseaux migrateurs entre l’Afrique et l’Europe, lieu de prédilection d’environ 256 espèces d’oiseaux, dont plusieurs globalement menacées, Aammiq a été internationalement qualifié de « zone importante pour les oiseaux ».

    Pourtant, cette zone a longtemps été en proie à des menaces dangereuses : activités de chasse non contrôlées, promenades et pique-niques polluants, usage abusif de l’eau des marais pour l’irrigation, pâturages dégradants, autant de faits de l’homme qui ont conduit à l’assèchement progressif du marécage. Cette situation s’est poursuivie jusqu’à l’intervention, en 1996, de A Rocha-Liban.

    A Rocha International, association originairement portugaise, a été fondée en vue de l’étude et de la préservation de l’environnement. Ses analyses scientifiques sur le terrain et ses démarches concrètes de sensibilisation sont mues par un esprit de pluralisme et d’engagement. Ces enjeux se reflètent à travers les actions de A Rocha-Liban, consacrée initialement au ravivage du marécage de Aammiq. Les travaux, tant de A Rocha que des Nations-Unies (de 2004 à 2007), ont porté leurs fruits : les marécages de Aammiq sont aujourd’hui une zone protégée. Le concept de zone protégée se substitue à la notion de réserve naturelle quand il s’agit de propriétés privées, la loi libanaise interdisant la création de réserves sur des terrains n’appartenant pas à l’Etat. Actuellement, c’est A Rocha qui s’occupe de la garde du terrain ; cette garde demeure cependant insuffisante, un incendie ayant été par exemple « provoqué » en octobre 2007. « On ne peut contrôler tout le monde. C’est à l’Etat de le faire, du moins de nous aider », explique l’écologue qui veille sur le marécage Fayçal Halabi.

    Selon lui, « beaucoup restent inconscients de la valeur des lieux et ne coopèrent pas avec nous, à savoir certains chasseurs et autres locaux », ce qui expliquerait les « quelques déchets rencontrés malheureusement sur les lieux ».

    En traversant les allées de terre humide qui longent les marais, la sérénité de la nature nous pénètre. Mais les bourgeons n’ont pas encore éclos et la symphonie des oiseaux reste timide, dans l’attente du souffle printanier. La saison du printemps certes, mais aussi la chaleur des hommes et l’attention effective de l’Etat. « Finalement, nous révèle Faycal, cette terre n’est pas une propriété privée, elle est la propriété de tous les yeux ».

    Des pionniers aux pouces verts

    Si la présence de l’Etat ne se fait pas directement ressentir dans certains secteurs de l’environnement, l’initiative privée n’est pas entravée. D’ailleurs, ce sont les initiatives de quelques passionnés de la nature qui commencent à tracer au Liban les contours de l’écotourisme. Le responsable des projets de Cyclamen, M.Nassim Yaacoub, explique que le terme d’écotourisme n’est pas très adéquat : la pratique d’un vrai écotourisme ne se fait que dans une réserve naturelle close. L’exploration de la nature fait partie, plus généralement, du tourisme vert, ou de ce que M.Yaacoub se plait à nommer « le tourisme responsable: ce que nous recherchons dans nos activités c’est la responsabilisation des libanais à l’égard de l’environnement qui les couve. Ce but peut être atteint à travers la découverte des beautés de la nature libanaise et la sensibilisation des visiteurs à sa valeur et sa fragilité ». Toujours dans cette perspective, M.Yaacoub déclare avoir pour but ultime « l’autosuffisance de l’homme rural libanais, de façon à ce qu’il n’éprouve plus le besoin d’aller en ville, et cette autosuffisance serait nourrie par les visites des touristes verts aux maisons locales, maisons d’accueil et de générosité ». Ce contact de l’homme avec l’homme, et de l’homme avec la nature, ne peut être que source d’épanouissement et de paix. « La nature est un endroit où l’homme se dépasse continuellement », explique Bouchra Wazen, jeune guide et organisatrice dans Cyclamen. « C’est malheureux que beaucoup soient encore inconscients, ou peu informés de l’importance du tourisme aventure », poursuit-elle. « Dans le but de promouvoir ses activités, Cyclamen organise des excursions à l’occasion de journées internationales, comme la journée internationale des marécages. Le Liban a beaucoup à offrir au tourisme vert. Donnons-lui sa chance. Oeuvrons pour l’entretien et la protection du pays », ajoute M.Yaacoub.

    Le tourisme vert est une expérience prenante pour l’individu, aisément accessible et véhiculant un sens de l’engagement envers les précieux éléments qui se dévoilent sous nos yeux, mais dont nous n’avons pas toujours conscience.

    Sandra Noujeim

    L’Orient-Le Jour, 14 mars 2008


    معاً من أجل خلاص لبنان
    الوثيقة السياسية لقوى 14 آذار


    أربعة وستون عاماً هو عمر الجمهورية اللبنانية المستقلة.

    اثنان وثلاثون منها كانت سنوات سلام وأمن شابتها توترات وأزمات.

    واثنان وثلاثون كانت سنوات حرب واحتلالات تخللتها فترات من الهدوء.

    نحن اليوم أمام لحظة مصيرية:

    اما العودة بلبنان الى ما كان عليه في العقود الثلاثة الأخيرة، ساحة عنف مجاني للقوى الاقليمية والخارجية، تستجيب لأوهام البعض في أنّ مستقبلهم لا يزال يتطلب مزيداً من الدماء والعذابات والدمار.

    او إعادة صوغ لبنان بلداً يطيب العيش فيه، ودولة قادرة على النهوض بمسؤولياتها.

    نحن اليوم خيارنا واضح، وهو استكمال المسيرة التي اطلقتموها انتم، في ساحة الشهداء، لحظة استشهاد الرئيس رفيق الحريري. ونحن اليوم هنا لاطلاق ورشة عمل لتحديد الطريق الواجب اعتمادها لاتمام ما بدأناه معاً في العام 2005.

    اعتمادنا هو على أنفسنا وعلى مكامن القوة التي نملكها:

    فنحن نملك أولاً حريتنا التي طالما جاهدنا في سبيل الدفاع عنها، حرية الرأي وحرية المعتقد وحرية التعبير وحرية القرار وحرية مقاومة الظلم. فلا يختزلنا أحد، ولا نقبل حدوداً لتعدد انتماءاتنا السياسية والفكرية والثقافية والاجتماعية، ولتنوع مصالحنا وحساسياتنا، ولحرية انفتاحنا وتواصلنا مع الآخرين. أرسينا في هذا البلد أسس نظام ديموقراطي لا تحكمه عنصرية دينية ولا يحرسه نظام مخابراتي. مارسنا ديمقراطية في محيط عير ديمقراطي، وتنوعاً في بيئة ترفض التمايز، وتقدما في عالم ما زال مشدودا الى نزاعات الماضي وهواجسه.

    نملك، ثانياً، قدرة كبيرة على الفعل والتأثير على صعيد التنمية والتطوّر في لبنان والمنطقة، بفضل ايلائنا الاهتمام الدائم لقيمة العلم والمعرفة والثقافة. وهذه القيمة عنصر أساسي في عالمنا هذا نظراً للدور الحاسم الذي يكتسبه اليوم اقتصاد المعرفة. كنا في طليعة رواد النهضة في القرن التاسع عشر ومطلع القرن العشرين، ونحن اليوم قادرون على أن نساهم في اطلاق نهضة ثانية من خلال الشباب المقيم والمنتشر وطاقاته الخلاقة في مجال الابداع الذهني والانتاج الفكري.

    نملك، ثالثاً، انفتاحاً كبيراً على العالم وقدرة استثنائية على التواصل. فالشعب اللبناني هو شعب “معولم” قبل العولمة، وهو قادر على الإفادة من شبكة انتشاره الواسعة لوضع لبنان في قلب العالم والعالم في قلب لبنان. ونملك موقعاً مميزاً داخل الاسرة العربية ودوراً فريداً يصّر عليه جميع أشقائنا ولا يعارضه سوى من أراد لبنان حقلاً لوصايته وساحة نفوذ واستغلال.

    واهم من كل هذا، نملك في هذا الزمن تحديداً، زمن صراع الهويات والاديان والحضارات، تجربة فريدة في العيش المشترك. نحن الذين ابتكرنا هذه الصيغة ومارسناها، ونقضناها في زمن الحرب، لكننا عدنا اليها في النهاية بعد فشل الصيغ البديلة. والعيش المشترك هو نمط حياة يؤمن للانسان فرصة التواصل والتفاعل مع الآخر المختلف بحيث تغتني شخصيته من تلقيها جديد الآخر، وتغني هي بدورها شخصية الآخر. إنه نمط حياة يقوم على الاعتراف بالآخر واحترامه في تمايزه وفرادته، فلا يسعى الى الغائه او استتباعه.

    إن تجديد الرؤية والتوجه يبدأ باحداث ثورة في مفاهيمنا الثقافية.

    فلبنان لم يكن يوماً في تاريخه الحديث على هذه الدرجة من الانقسام الحاد. وهذا الانقسام ليس من طبيعة طائفية، إذ يضمّ كلا الفريقين المتواجهين مسيحيين ومسلمين وعلمانيين. كذلك ليس الانقسام سياسياً بالمعنى الضيق للكلمة، لأنه يتجاوز الخلاف على إدارة الدولة بين أكثرية ومعارضة الى الخلاف على طبيعة الدولة ودورها. إن أعمق ما في هذا الخلاف هو البعد الثقافي، حيث تتواجه نظرتان مختلفتان الى العالم:

    نظرة تقوم على ثقافة السلام والعيش معاً والوصل مع الآخر المختلف،

    وأخرى تقوم على ثقافة العنف والفصل، وترى أن توكيد الذات لا يتم الا باستبعاد الآخر المختلف وصولاً الى الغائه أو استتباعه.

    Read the rest of this entry »


    “ورقة” سيادية تؤسس لـ”جمهورية الحياة”


    Our good friend Omar Harkous writes an excellent article and gives a review of the last 3 years in Lebanon since March 14th, 2005.

    يوم استشهاد الرئيس رفيق الحريري لم يعتقد الشبان الذين قاموا بالتظاهرات الأولى، أن التحركات السلمية والمعدودة بالمئات والمتنقلة بين شوارع بيروت ستتحوّل بعد شهر إلى الرقم المليوني كما في 14 آذار.

    يوم 14 آذار لم يكن للتعداد فقط ولم يكن للحسابات الصغيرة أو الكبيرة على مستوى الوطن. تحول هذا الحشد الخارج عن المألوف إلى نبْض للمنطق امتد على كامل المنطقة العربية، ورسم معادلة جديدة لها شكل يختلف كلياً عن طرق التعاطي السابقة مع الملف اللبناني. فما كان في أعوام الحرب الأهلية من التحاق للبنانيين في أحوال الاختلاف العربي والدولي، صار بعد 14 آذار انقساما على عكس الشكل الأول.

    حضرت الأزمة اللبنانية على ما عداها، وصار الخلاف على ما يحدث في لبنان، وهو ما سمح للقوى المنضوية تحت الاسم التاريخي أي 14 آذار أن تتحول إلى واضعة لمنطق جديد تبنى على أساسه العلاقات بين الدول العربية.

    14 آذار 2008 هو تطوير للسنوات السابقة ويختلف عن غيره بالكثير، فأول ثمراته هي ورقة وضعت للنقاش، ولقاء يعقد من أجلها ومن أجل حماية لبنان ودستوره. ورقة ستضع شكل الدولة اللبنانية فوق كل اعتبارات التدجين والتفرقة والدويلات داخل الدولة. يختلف المرء مع العديد من الأفكار التي تطرحها الوثائق عادة، وتُفرّغ من قيمتها مع مرور الوقت ولكن ما يحدث الآن في لقاء قوى 14 آذار مع المجتمع المدني في “البيال” هو إقامة صلة مختلفة من العلاقات يفسح المجال بعد ثلاثة أعوام من التحالف في وضع أسس تبني الدولة العصرية والحديثة.

    هذا العام وللمفارقة تقف فكرة 14 آذار أمام مفترق أساسي هو كيفية التأسيس وبناء الدولة مقابل الانجرار إلى منطق الشارع والسلاح الذي يحاول حلفاء سوريا القيام به. فمنطق الناس الذين تلاقوا قبل ثلاثة أعوام في ساحة الشهداء كان لبناء الوطن، وحمايته ووضع النظام السوري أمام الحائط المسدود لإخراج جيشه والمعلن من أجهزة مخابراته. فيما اليوم يستمر حلفاء سوريا والأجهزة المخفية من عسسها، في محاولة تدمير الدولة بمنطق تأخير انتخاب رئيس للجمهورية، ووضع العصي في طريق حفظ منجزات ثورة الأرز.

    في 14 آذار 2007 كان الشهيد وليد عيدو يسكن ساحة الشهداء مع أنطوان غانم، فيما هذا العام ذهبت روحه ووقفت مع الناس كأنه في كل عام يطل من جديد. كانت الساحة كبيرة، فصارت تصغر أمام احتلالها من “جهاز الأمن المضاد” صاحب الأيدي “البيض” في إغلاق الوطن والقضاء على اقتصاده.

    14 آذار حلم الشباب بوطن يختلف كلياً عن صراعات الطوائف والوقوع في أفخاخ آل الأسد وأتباعهم، ذهبوا في هجراتهم البعيدة، وظل عدو اللبنانيين يحاول من دمشق تدمير الحلم.

    في 14 آذار 2005 كان باسل فليحان في المستشفى، وسمير قصير بين الناس يرسم قصيدة الانتفاضة، وجورج حاوي يطالب بإسقاط ديكتاتور قصر “الموز” في بعبدا، وجبران تويني يعلن قسم الاستقلال كأنه يكمل النشيد اللبناني، وبيار الجميّل ينتصر بابتسامته.

    14 آذار 2008 خسرنا الكثير ممن نحبهم، فيما ربحنا وطناً بقوة الناس وإيمانهم. كلهم صانعو الأيام التاريخية ينتظرون اليوم أن ينتج لقاء البيال ورقة تمنح للحلم صفة مرسومة كخرائط شوارع بيروت، كوجوه الناس الذين يأتون كل عام إلى الساحة ليقولوا إننا ما زلنا الحلم.

    Read the rest of this entry »


    March 14 Political Document
    Together for the Salvation of Lebanon


    Together for the salvation of Lebanon
    Together for defending our right to live
    Together for living in peace in a sovereign, democratic and modern state

    The Lebanese Republic is 64 years old,
    Thirty two of them were peaceful and safe years, with some tension and crisis.
    The other thirty two were years of war and occupation, with some periods of calm.

    Today we are at a decisive moment:
    • Either to return Lebanon to what it was in the last three decades; a place of senseless violence for regional and foreign powers, fulfilling the delusions of some who believed that their future still needs more blood, suffering and destruction.
    • Or redefine Lebanon as a country good to live in, and a state capable of shouldering its responsibilities.

    Today, our choice is clear: we will continue the march you launched in the Martyrs Square the moment Premier Rafik Hariri martyred. And today we are launching a workshop to determine the course that should be followed to complete what we started in 2005.

    We will depend on ourselves and on our strength:
    • First, we have our freedom, which we have always struggled to defend. The freedom of speech, of belief, of expression, of decision and the freedom to fight injustice, so that no one can marginalize us. And we refuse any constraints on our political, intellectual, cultural and social affiliations, and on our diverse interests and sensitivities, and on our openness and interaction with others. We have anchored in this country a democratic regime that is not ruled by religious racism or guarded by a police state, and we practiced democracy in an undemocratic environment, and upheld diversity in an area that rejects what is different, and we made progress in a world ruled by struggles and apprehensions of the past.
    • Second, we have great potential to act and make a difference in Lebanon and the whole region in the areas of development and progress, due to our continuous emphasis on the value of knowledge and education. These values are an important cornerstone in our world because of the decisive role that the economy of knowledge plays today. We were at the forefront of the renaissance in the 19th century and the beginning of the 20th century. We are capable today of launching a second revival through our youth in Lebanon and in the Diaspora who possess great potential in the fields of creativity and intellectual work.
    • Third, we are open to the world and we possess an exceptional ability to communicate. The Lebanese people are a “globalized” people, even before globalization, and they are capable of benefiting from their expatriate network to place Lebanon at the heart of the world and place the world in Lebanon’s heart. We have a special position inside the Arab community and a unique role recognized by all our brethren, which is opposed only by those who want Lebanon to be an arena for their tutelage and influence.
    • More importantly we have, in this age of clash of identities, religions and civilizations, a unique experience in coexistence. We are the ones who created this formula of coexistence and practiced it. Although coexistence was abandoned during the war, we returned to it in the end after the failure of all other formulas. Coexistence is a way of life that offers people the chance to interact and communicate with each other, to enrich their personalities by accepting the other, and vice versa. It is a way of life based on respecting the others in their uniqueness and differences, without trying to obliterate or subjugate them.

    The renewal of the vision and orientation starts with a revolution in our cultural concepts.
    Lebanon has never seen in its modern history this degree of sharp division. This division is not sectarian in nature, as both camps include Muslims, Christians, and secularists. The division is also not political, because it transcends the governing of the state by a majority and an opposition. It is a cultural division, with two opposing views of the world:
    • The first is based on the culture of peace, coexistence and interaction with the other who is different,
    • The second is based on the culture of violence and separation that sees the fulfillment of self as only attainable by excluding the other who is different, and even by eliminating or subjugating that other.

    Read the rest of this entry »


    Document politique du 14 Mars
    Ensemble pour le salut du Liban


    Ensemble pour le salut du Liban
    Ensemble pour défendre notre droit à la vie
    Ensemble pour vivre en paix dans un Etat souverain, démocratique et moderne

    La République Libanaise a 64 ans : 32 ans de paix et de sécurité entrecoupés de tensions et de crises, et 32 ans de guerres et d’occupations jalonnés de périodes de calme.
    Nous sommes aujourd’hui à un tournant décisif :
    • Soit faire marche arrière vers les trois dernières décennies de l’histoire libanaise : arène de violence gratuite pour les forces régionales, et concrétisation des illusions dont se bercent certains, croyant que leur avenir a encore besoin de sang, de souffrances et de destructions.
    • Soit refaire du Liban un pays où il fait bon vivre et un Etat capable d’assumer ses responsabilités.

    Aujourd’hui, notre choix est clair, à savoir poursuivre le chemin que vous avez vous-mêmes tracés à la place des Martyrs dès l’assassinat du Premier ministre martyr, Rafik Hariri. Nous sommes présents aujourd’hui afin de lancer un atelier de travail visant à définir la route à prendre pour achever l’oeuvre entamée en 2005.

    Nous comptons sur nous-mêmes et sur nos points forts :
    • La liberté que nous avons farouchement défendue, la liberté d’opinion, de croyance, d’expression, de choix, de décision, et de lutte contre l’injustice, afin que nul ne puisse nous marginaliser. Nous rejetons toute limite à notre pluralité politique, intellectuelle, culturelle et sociale, à la diversité de nos intérêts et de nos sensibilités, à la liberté de notre ouverture et de notre interactivité avec autrui. Nous avons jeté dans ce pays les bases d’un régime démocratique dénué de tout racisme religieux et non gardé par un système de renseignements. Nous avons exercé la démocratie dans un environnement non démocratique, la diversité dans un milieu qui dénigre les particularités, et le progrès dans un monde attiré par les conflits et les obsessions du passé.
    • Notre grande capacité d’action et d’influence en matière de développement et de progrès au Liban et dans la région et ce, en accordant une attention constante à la valeur de l’éducation, du savoir et de la culture. Cette valeur est primordiale dans notre monde étant donné le rôle déterminant de l’économie cognitive d’aujourd’hui. De surcroît, nous étions aux avant-gardes de la Renaissance du XIXème siècle et du début du XXème siècle et nous voilà aujourd’hui aptes à contribuer au lancement de la deuxième renaissance à travers la jeunesse résidente et expatriée et son potentiel créatif en matière d’innovation intellectuelle et de production culturelle.
    • Notre large ouverture au monde et notre aptitude exceptionnelle à communiquer. Le peuple libanais était « mondialisé » bien avant la mondialisation et il peut profiter de sa présence aux quatre coins de cette planète afin de placer le Liban au centre du monde et le monde au centre du Liban. Nous occupons une place privilégiée au sein de la communauté arabe et jouons un rôle unique reconnu par tous nos frères et décrié uniquement par ceux qui veulent faire du Liban un champ pour leur tutelle et une scène d’influence et d’exploitation.
    • Le plus important, à cette époque en particulier, celle du choc des identités, des religions et des civilisations, est notre rare expérience en matière de coexistence. Nous sommes les inventeurs de cette formule que nous avons vécue puis contredite en temps de guerre et retrouvée enfin après l’échec des formules alternatives. La coexistence est un mode de vie qui offre à l’homme une chance de communication et d’interaction avec l’autre différent de manière à enrichir sa personnalité par les apports d’autrui et vice-versa. C’est un mode de vie basé sur la reconnaissance et le respect de l’autre dans sa singularité et son unicité, sans chercher à l’éliminer ou à l’assujettir.

    Pour renouveler la vision et l’orientation, il faudra révolutionner nos concepts culturels.
    Dans son histoire moderne, le Liban n’a jamais été aussi violemment divisé. Cette division n’est pourtant pas de nature confessionnelle, étant donné que les deux protagonistes comprennent chrétiens, musulmans et laïcs. Elle n’est pas non plus d’ordre politique dans le sens étroit du terme parce qu’elle dépasse le conflit entre la majorité et la minorité sur la gestion de l’Etat pour pivoter sur la nature et le rôle de l’Etat. La dimension culturelle est la plus profonde dans cette division, où deux conceptions différentes du monde se confrontent :
    • Une conception qui repose sur la culture de paix, de coexistence et d’interaction avec ce différent autrui ;
    • Une conception fondée sur la culture de violence et de séparation, qui considère que l’affirmation de soi est tributaire de l’éloignement de cet autre différent jusqu’à son élimination ou son assujettissement.

    Read the rest of this entry »


    لماذا سينتصر لبنانيو الرابع عشر من آذار ؟


    في الذكرى الثالثة لتظاهرة الرابع عشر من آذار، يتبين أن لبنان قطع شوطا بعيدا في اتجاه أستعادة استقلاله وسيادته وحريته وذلك على الرغم من صعوبة المعركة التي يخوضها. هذه المعركة لا تزال مستمرة وستكون مكلفة للبنان واللبنانيين. لكن لا مفرّ من خوضها نظرا إلى أن مصير الوطن الصغير متوقف على نتائجها. ستكون النتائج في المدى الطويل في مصلحة لبنان ومصلحة الأستقلاليين الذين قدموا الدم من أجل وطنهم. سينتصر اللبنانيون الذين يدركون أن المعركة يمكن أن تفرض عليهم تقديم مزيد من التضحيات نظراً إلى أن النظام السوري راغب في العودة إلى لبنان وهو على استعداد لارتكاب كل أنواع الاغتيالات والتفجيرات من أجل تأمين العودة … وذلك إمّا بشكل مباشر أو عن طريق ميليشيا “حزب الله” والأدوات الأخرى المستأجرة من مستوى وئاب وهام أو النائب ميشال عون!

    ما يدعو إلى التمسك بالأمل، أن اللبنانيين لبّوا النداء عندما توجب عليهم الرد على حلفاء النظام السوري وأدواته. من كان يصدّق في الرابع عشر من آذار 2005 أن ما يزيد على مليون مواطن من كل المذاهب والطوائف والمناطق والفئات الاجتماعية سيردون بالطريقة التي ردّوا بها على حلفاء النظام السوري وأدواته الذين نزلوا في الثامن من آذار لشكر الرئيس السوري بشّار الأسد على اغتياله الرئيس رفيق الحريري. في الرابع عشر من آذار 2005، أي بعد أسبوع من تظاهرة “الشكر” للنظام السوري التي كان “حزب الله” يقف وراءها، نزل اللبنانيون إلى الشارع لتأكيد أنهم يريدون استعادة الاستقلال والانتهاء من الوصاية ومن نظام سوري لا هدف له سوى استخدام لبنان “ساحة” لابتزاز العرب وغير العرب.

    يمثل الرابع عشر من آذار الأمل. في السنوات الثلاث الأخيرة، تبين أن لبنان بلد يستحق الحياة وأن ليس صحيحاً أنه في حاجة مستمرة إلى الوصي السوري. ما تعرض له من أحداث في تلك الفترة يؤكد أنه بلد صغير يستحيل إخضاعه على الرغم من تركيبته المعقدة من جهة والإصرار السوري على زرع كل أنواع الألغام فيه. وبين الألغام سلاح “حزب الله” وسلاح الفلسطينيين داخل المخيمات وخارجها. صمد لبنان على الرغم من اغتيال رفيق الحريري الذي استطاع إعادته إلى خريطة المنطقة والعالم. ولما اكتشف النظام السوري أن اغتيال رفيق الحريري لن يمر مرور الكرام خلافا لما كان يعتقده، تابع الاغتيالات والتفجيرات. بدأ بسمير قصير الصديق والحبيب الذي كل جريمته أنه فضح باكرا النظام السوري وأدواته اللبنانية. استمر المسلسل. لكن لبنان ستمر في المقاومة. فاجأ المسلمون النظام السوري وأخرجوا قواته من الأراضي اللبنانية إلى غير رجعة…

    في الرابع عشر من آذار، كان هناك مسلمون ومسيحيون في الشارع. كان هناك شبان من الجنسين وكبار وصغار أرادوا تأكيد إيمانهم بثقافة الحياة والحرية والتقدم والحضارة. أرادوا تأكيد أن معركة الاستقلال الثاني التي وضع سمير قصير شعاراتها بدأت فعلاً. ما يدل على أن الرابع عشر من آذار كان منعطفاً، صمود اللبنانيين في وجه كل العواصف التي اجتاحت بلدهم بدءاً بالاغتيالات وانتهاء بحرب مخيم نهر البارد مروراً بحرب صيف العام 2006 وهي حرب إيرانية- سورية من جهة وإسرائيلية من جهة أخرى. وقد استكمل “حزب الله” تلك الحرب الإسرائيلية التي افتعلها باحتلاله الأملاك الخاصة والعامة وسط بيروت بتغطية من أدواته المحلية على رأسها “الجنرال”. هل يفهم “الجنرال” المُستأجر الذي يدّعي أنه يمتلك حرية قراره معنى الاستيلاء على أملاك الناس هو الذي هجّره “حزب الله” من مسقط رأسه، أي من حارة حريك التي صارت معقل الحزب الإيراني ذي العناصر اللبنانية؟

    واجه لبنان كل أنواع الحروب السورية ـ الأيرانية - الاسرائيلية التي استهدفته بما في ذلك إغلاق مجلس النواب بأوامر من دمشق وطهران كي لا يكون هناك رئيس للجمهورية خلفاً لذلك الذي يخجل المرء من ذكر اسمه. صمد لبنان. صمدت حكومة فؤاد السنيورة التي بقي فيها الشرفاء. صمد الزعماء الحقيقيون للبنان على رأسهم سعد الحريري الذي لم يقبل في أي لحظة التخلي عن المحكمة الدولية والمساومة على دم والده الشهيد الذي تنازل عن الكثير في معاركه المستمرة مع النظام السوري من أجل لبنان ومن أجل المحافظة على السلم الأهلي في لبنان… ومن أجل استكمال مشروع الإنماء والإعمار الذي يعيد اللبنانيين إلى لبنان ويوقف هجرة العقول منه. تلك الهجرة التي يسعى إليها “حزب الله” الباحث عن نشر ثقافة الموت والبؤس في أي مكان يحل فيه.

    المهم أن لبنان صمد. في أساس صموده أولئك الذين نزلوا إلى الشارع في الرابع عشر من آذار. هؤلاء نزلوا مجددا إلى الشارع في كل مرة شعروا بالخطر يتهدد لبنان. هؤلاء أثبتوا أنهم أكثرية الشعب اللبناني وأنهم أحرار لبنان وأنهم من كل الطوائف والمذاهب والمناطق. هؤلاء أثبتوا أن لبنان وفي لدماء رفيق الحريري وباسل فليحان ورفاقهما ولدماء سمير قصير وجورج حاوي وجبران تويني وبيار أمين الجميل ووليد عيدو وأنطوان غانم وفرنسوا الحاج ووسام عيد وعشرات غدرت بهم آلة القتل السورية- الإيرانية المغطاة إسرائيلياً.

    14 آذار هي المستقبل. مستقبل لبنان ومستقبل العرب، في حال كانوا يبحثون عن مستقبل. لا يمكن لحركة الرابع عشر من آذار سوى أن تنتصر، ليس لأنها تمثل ثقافة الحياة فحسب، بل أيضاً لأن من يحاربها نظام يخاف كاتباً مثل ميشيل كيلو. هل يمكن أن ينتصر على لبنان نظام يخشى ميشيل كيلو!

    خيرالله خيرالله

    NOW Lebanon


    شباب “14 آذار 2005″ بعد 3 أعوام على وصية جبران: قسمه كسر حواجز التفرقة… الدرب طويل ولن نيأس


    ي أذهان الكثيرين من الشباب، لم يبقَ الكثير من تظاهرة 14 آذار 2005 بعدما أُدخلت في زواريب السياسة والانقسامات. لكن المؤكد أن الشباب لن ينسوا صورة ساحة الشهداء الجامعة للناس والأعلام اللبنانية، كما لن ينسوا من اعتلى المنبر، وقدّم لهم كلمة تجاوز فيها التقليد قائلاً “أتمنى عليكم أن تعيدوا ورائي هذا القسم الجديد”، قسمٌ عبر من خلاله حدود الطوائف والمذاهب، بحثاً عن حلم وطن يبتعد يوماً بعد يوم. هل ضاع القسم (والوطن معه)؟ أم أنّ الذين ردّدوه في ذلك اليوم قادرون على إعادة تصويب المسيرة؟ سؤال لن يجيب عنه إلا حملة وصية، ما زالوا على ايمانهم بأنّ الفارق بين الظلمة والنور سيبقى كلمة… وقسم.

    رغم تعدد القراءات والتفسيرات التي يقدمها الشباب الذين شاركوا في 14 آذار 2005، إلا أنهم يجمعون على أن قسم جبران يومها كان تتويجاً لحلم عاشه كل من نزل الى الساحة، ومن لم ينزل ايضاً، وخصوصاً الشباب الذين كانوا المحرك الأساسي لانتفاضة الاستقلال. “جبران لم يكن يوماً ذلك الزعيم أو الناشط السياسي الذي يجلس وراء مكتبه لينظّر. ما ميّزه عن الآخرين هو قربه من الشباب ومعرفته بما يطلبونه ويشعرون به، بل أكثر: كان واحدا مناً”، يقولها الناشط في الحزب التقدمي الاشتراكي خضر غضبان، والمسؤول في منظمة الشباب التقدمي

    نقل جبران في قسمه شعوراً عارماً تملّك اللبنانيين ذلك اليوم، ولخصه في بضع كلمات قبل القسم “أتيتكم اليوم لتقولوا لكل من يريد أن يقسّمكم أنكم شعب واحد لن ينقسم، فلن يكون هناك بعد اليوم حرب أهلية في لبنان”. ويضيف غضبان أن قسم جبران “على بساطته، قرأ ما كنا نراه لمدة شهر أمام أعيننا، فالجزء الأكبر من الشعب اللبناني على اختلاف انتماءاته الطائفية والسياسية والمناطقية كان ممزوجاً بطريقة عفوية في مشهد وحدة وطنية، والقسم لخّص التلاقي بين كل هؤلاء اللبنانيين ببضع كلمات”.

    الناشط في “حركة اليسار الديموقراطي” ريان اسماعيل يعتبر أن القسم كان “المرآة الحقيقية للخطاب الذي ساد في تلك الفترة، خطاب جامع لكل اللبنانيين لأنّ كل الطوائف من دون استثناء معنيّة بخطاب الحرية والسيادة والاستقلال، وجبران استوحى قسمه من الكلام الذي كان يتردّد بين الناس”. ويشير الى أنّ التجاوب مع القَسَم كان طبيعياً وعفوياً “لأنه جسّد الحالة الفردية التي كان يشعر بها كل من كان في الساحة، فجبران ورغم انتمائه الى طائفة معيّنة، إلا أنّه لم ينطق يوماً باسمها أو خاطب ناسها حصراً”. ويلفت في هذا السياق الى أنّ جبران توجّه في قسمه الى شعب له زعماؤه وممثلوه “لكنه اتخذ من القسم سبيلاً لعبور التكتلات الطائفية، وتجسيداً لواقع على الأرض”. وشكّل القسم “مادة حيوية” جمعت بين الناس “الذين وان تظاهروا دفاعاً عن شعارات مشتركة، إلا أنّ القسم كان الخطاب الموحد بينهم إضافة الى النشيد الوطني”.

    الناشط في “التيار الوطني الحر” ورئيس دائرة الشباب والطلاب سابقاً رولان خوري يصف مشاهد ذلك اليوم بـ “الحلم الذي كان من الممكن ألا يكون، وجاء القَسَم في ختامه ليضيف الى الحلم الكبير حلماً جديداً”. ويوضح أن القسم توّج المرحلة التحضيرية وصولاً الى 14 آذار “جبران كان قاسياً مع الطرف الآخر قبل 14 آذار، وكان يطالبه بأن يتحرّك لكي لا نتحمّل وحدنا وزر المعركة، لأنّنا كلبنانيين لا يمكننا أن نكون وطنيين في العناوين كافة ونترك العنوان الرئيسي جانباً”. لم يكن القسم في هذا السياق استكمالاً لمرحلة، بل كان جبران من خلاله على يقين بأنّ التظاهرة الكبرى في ساحة الشهداء ليست سوى الخطوة الأولى في مسيرة بناء وطن واحد موحّد. “توجه جبران الى الجميع، ولكن خصوصاً الى الطرف الذي غاب طويلاً عن مسيرة نضالنا. كان متأكدّاً من أنّ المطلوب لم يعد انضمام طرف الى خطاب آخر، بل توجّه الى الطرفين للمحافظة على ما تحقّق في 14 آذار. بمعنى ما قال لنا: انتهينا من رسم الخرائط، فلنبدأ البناء”.

    لم يحمل القسم في طياته نية “لتجييش الجماهير وحشد الهمم”، فشكّل بذلك خروجاً عن تقليدية الخطابة السياسية التي طبعت الواقع اللبناني لعقود طويلة. فاللبنانيون لم يتواصلوا لمدة غير قصيرة مع سياسي يتوجه اليهم بخطاب يهدف الى ما هو أبعد من حشدهم في تظاهرة ما، أو نيل أصواتهم في انتخابات مقبلة. وجبران، الذي استمع اليه الكثيرون للمرة الأولى خطيباً في 14 آذار، “كان في خطابه وقلمه خلال فترة طويلة زعيماً للكلمة والموقف، ولم يكن في حاجة الى أن يكون له حزب أو تيار ليكسب محبة الناس”، على ما يلفت نادر النقيب الرئيس السابق لجمعية “شباب المستقبل”. ويضيف أن القسم “عبّر عن رأي كل من نزل الى الساحة منذ 14 شباط 2005، وعبّر في الوقت نفسه عن أهمية الوحدة بين اللبنانيين، وشدّد على أن انتصارهم في أي مطلب يحملون رايته مرهون بوحدتهم. كان تعبيراً عن شعور كل شخص في تلك الفترة، ولذلك ردّد الجميع القسم مع جبران”.

    لعلّ هذا التجاوب مع القسم دليل على أنّ الناس يئست وتعبت من واقعها السياسي، ولعلّها تجاوبت مع رمز نقض ما تربّت عليه، من دون أن يعني ذلك بالضرورة قبولاً كاملاً وحتمياً بذلك الواقع. يوضح خوري أنّ “جبران قال اقتناعه، ولم يتوجّه يوماً الى رأي عام ليجيّر جماهير. كتب الحقيقة ولو كانت قاسية. الأكيد أنّ الكثيرين فوجئوا بخطابه، لكنّني انتظرت من جبران غير التقليدي أن يلقي خطاباً غير تقليدي. تكلّم عن اليوم الذي حقّق مبتغاه وأنهينا من خلاله مرحلة طويلة، ونبّه في الوقت نفسه الى المرحلة المقبلة والمطلوب منا خلالها”.

    رسّخ القسم في أذهان الشباب صورة جبران-الرمز، المتفلّت من تقليديّة الزعامة و”القابض” على روح شبابية دائمة التجدّد وغير منفصلة عن جذورها. الناشط في مصلحة الطلاب في “القوات اللبنانية” طوني درويش يلفت الى أنّ التباعد السياسي مع جبران في مراحل سابقة “لم ينعكس اختلافاً على القضية الأساسية. وبقي هو رمزاً لكل الشباب اللبناني المنفتح على الآخر. والقسم لم يخرج عن هذا السياق، فهو جاء في اللحظة التي كان اللبنانيون في أوج لبنانيتهم. وقف جبران على المنبر وردّد الجميع من بعده لأنّ القسم لامس الشعور اللبناني العميق عند كل لبناني، وثبّت في كلمات بسيطة أهمية الوحدة بين اللبنانيين”. ومثّل القسم وفقاً لدرويش “نقلاً لروحية جبران المتعمّقة في لبنانيتها، وتعميماً لها على كل من نزل يومها الى الساحة. لامس جوهر “الحل” اللبناني: اللبنانيون أقوياء بوحدتهم التي تمنع عنهم أي ضرر”.

    وبحسب مسؤول قسم الشباب والطلاب في “حركة التجدد الديموقراطي” نادر حداد، فان القسم ذهب أبعد من مجرّد تأكيد الوحدة “لأنّه عبّر أيضاً عن شعور عارم لدى الشباب بأنّهم كسروا الحواجز الطائفية والمناطقية التي فرضت عليهم. والقسم عبّر عن توقهم الى وحدة دائمة، بعيدة عن سيطرة الفكر الواحد، بل محترمة في إطار التعددية والاختلاف مع المحافظة على ثوابت دائمة كالوحدة بين المسيحيين والمسلمين، ونهائية لبنان الوطن الجامع لكل أبنائه”.

    ثلاث سنوات مرت، وأمور كثيرة تغيّرت، لعلّ أبرزها غياب صاحب الوصية. هل اختلفت النظرة؟ هل ضاع القسم؟ يأسف اسماعيل قائلاً: “سيبقى القسم موجوداً، لكنّ للأسف تبدّلت الأولويات لدى الناس. الخطاب السياسي تحوّل وبتنا نسمع توصيفات طائفية ومذهبية لم تكن موجودة من قبل، أو أقله كانت موجودة لكنها لم تحتلّ صدارة الاهتمام، بحيث أصبحت كل المواضيع السياسية المطروحة مرتبطة ببعد طائفي”. أما حداد، فاعتبر أنّ “الخطابات الطائفية النارية تفقدنا روح القسم، وتؤدي الى احتقان بين اللبنانيين”.

    لكنّ خوري اعتبر أنّ القسم “رنّ” في أذهان الشباب “لأنه وضع إصبعه على الجرح وشدّد على أنّ بناء لبنان كوطن يبدأ من وحدة أبنائه، وفي غيابها يزول لبنان. اليوم، وبعد 3 سنوات بدأنا نفهم مما خاف جبران في 14 آذار، ونفهم لماذا نبّه من المرحلة المقبلة. وللأسف لم نبق موحّدين، ولم نحافظ على القسم ولا لثانية واحدة”.

    وعلى رغم أنّ جبران وجّه قسمه الى جمهور 14 آذار، إلا أنّ دعوته “المسلمين والمسيحيين” الى الوحدة كانت كفيلة لتؤكد إصراره على ان يتردد صدى القسم في ساحات الوطن كلها. “الرسالة كانت الشعب اللبناني ليحافظ على وحدته” بحسب غضبان. أما اليوم فهذا الشعب “انقسم بشكل حاد وابتعد كثيراً عن القسم الذي انطلق من ساحة الشهداء ليصل الى كل الجمهور اللبناني. في هذا السياق، أعتبر أنّنا فشلنا في الحفاظ على القسم”. بينما يستذكر خوري في هذا السياق الاجتماعات الدورية التي ما زال ممثلو المنظمات الطالبية التي صنعت انتفاضة الاستقلال يعقدونها “لنشرب كأساً ونسأل: أين كنا، وأين أصبحنا؟!”.

    ل انتهى كل شيء؟ هل تحوّل الحلم كابوساً، والقسم وعداً يتكسّر على صخور الطائفية والتشرذم والقنوط الذي نعيشه؟ يؤكّد النقيب أنّ “أي مطلب أو شعار يدافع عن وجوده بقدر ما يعبّر عما يريده الناس، والشعارات تنسى إذا كانت لا تعبّر عما يسعى اليه الشعب. ترداد القسم حتى اليوم يعني أنّه عبّر عن رغبة الكثير من الناس، وليس فقط ممن نزلوا الى الساحة… وما زال”. أما حداد، فيعتبر أنّ همّ الشباب اليوم “تقبّل الاختلاف السياسي لكن من دون أن ننسى المبادىء الأساسية التي نادى بها جبران. هذه مسلّمات يجب ألا نتخطاها، لكن الوضع الراهن يفرض قيوداً على ممارستها”.

    يجمع الشباب على قتامة الواقع الحالي. لكنّهم، وايماناً منهم بلحظة راهن كثيرون على استحالتها، مصرّون على عدم الابتعاد عن المبادىء. “أنا متأكد أنّ معظم الشباب لا يوافقون على ما يقوم به الزعماء. من غير المقبول أن نجتر المشكلات نفسها، ويحق لنا ألا نرث 30 عاماً من المآسي لنخوض الحرب نفسها مجدّداً لكن بشهداء جدد!”. ووفق غضبان، فإنّ تفادي تجدّد هذه الحرب هو الخطوة الأولى للمحافظة على القسم “لأنّ الشباب هم وقود أي حرب، وإذا تجنّبنا أي اصطدام داخلي وفوّتنا الفرصة على المتربّصين بالبلد، نكون حافظنا على الحد الأدنى من كلام جبران”، على أن يلي هذا “القطوع” البحث عن القواسم المشتركة “التي تجمعنا كشباب لأنّها أكيد أكثر مما يفرّقنا، ونحن محكومون ببناء البلد معاً مهما بلغ عمق الخلاف السياسي”. أما اسماعيل، فيشير الى أنّ المطلوب اليوم “إعادة تعويم القسم وتحويله أولوية على درب العودة الى الخطاب الوطني، وتكون الانطلاقة من خلال حملات إعلانية وسياسية وتكتلات علمانية أو تقاربات بين الأفرقاء

    ويختم درويش قائلاً: “القسم هو القمحة التي زرعها جبران في قلوبنا لتزهر محبة، لكن تحقيقه يتطلب الكثير من الوعي والجهد والنفس الطويل لنصل الى رقي القسم بالمعنى السياسي والوطني. لكن هذا لا يمنع أنّ القسم المزروع سيزهر لبناناً نحلم به رسالة ونموذجاً للعالم كله، وهذا هو التحدي”.

    كريم أبومرعي
    نهار الشباب


    كلام برسم 14 آذار


    لا اعلم ما سيتضمن البرنامج السياسي – الفكري الذي ستعلنه قوى 14 آذار بعد غد الجمعة.

    لكني اعلم ما يجب ان يتضمن او يتحاشى.

    يجب ان يتضمن تعيينا واضحا لعنوان اللحظة السياسية التي تمر بها منطقة الشرق الاوسط بما هي لحظة هجوم اميركي متعدد المستوى يريد ان يقبض على المفاصل السياسية والامنية والاقتصادية، بهدف حراسة التفوق الاسرائيلي وتصفية القضية الفلسطينية، بما هي قضية حقوق اصلية في العودة واقامة الدولة الفلسطينية المستقلة، كما يريد ان يطمس حقيقة الصراع بين المشروع الصهيوني ومتطلبات الشعوب العربية الى الحرية والنمو والاستقلال والحداثة، بدعوى صراع مزعوم ضد “الارهاب”، ومواجهة عربية – اسرائيلية كاذبة ضد “الهجوم الشيعي”.

    لكن هذا التعيين الضروري لأصل الصراع يجب الا يرتب على لبنان مهمة اداء دور رأس الحربة في مواجهة هذا المشروع الاميركي – الاسرائيلي، لان هذه المهمة مهمة عربية شاملة تفيض عن قدرة لبنان، ولان ثمة ادوارا لبنانية مخصوصة في الميادين السياسية والديبلوماسية والثقافية تأتلف اكثر مع الخصوصيات اللبنانية.

    ويجب ان يبلور بوضوح طبيعة الصراع الكياني بين لبنان الصيغة والدور، واسرائيل النقيض كمشروع استعماري واستيطاني، والموقع المسيحي الريادي في هذا الصراع، تاريخا ومصلحة، مما يوجب بناء سياسة دفاعية جدية تنخرط فيها المقاومة الاسلامية بصفتها جزءا من المنظومة الدفاعية اللبنانية، لا مشروعا مستقلا.

    ويجب ان يتحلل من كل المركبات السابقة في العلاقة مع سوريا النظام السياسي، فيطرح عنه كل رغبة في الانتقام او التشفي او التحريض او الانحياز الى محور عربي مناهض لاسباب مصلحية، وذلك بغض النظر عن الموقف السوري نفسه او مدى الاستجابة لمثل هذا التوجه.

    ان طرحا متجددا لصيغة “التسوية التاريخية” بين لبنان وسوريا مطلوب اليوم، مرفقا بوقفة نقدية شجاعة امام الاخطاء التي وقعت حركة 14 آذار، او بعض احزابها، في إسارها حيال النظام السوري. ان مسؤولية التغيير في النظام السوري هي مسؤولية سورية داخلية تناط بالقوى الديموقراطية الحية في المجتمع السوري، وليست فعلا خارجيا، اميركيا او عربيا. ان سياسة تزاوج بين اليد الممدودة والرغبة الحقيقية في معالجة الملفات العالقة بين البلدين المحكومين بالتعايش الى الابد، والدفاع الصلب عن المصالح اللبنانية الفعلية، هي القادرة وحدها على انهاء (او تخفيف) هذا الصدام المدمر لشعبي البلدين.

    ويجب ان يتم التعاطي مع اللبنانيين بصفتهم مواطنين مدنيين، لا بصفتهم رعايا في طوائف انعقد لواء زعمائها (او زعيمها الوحيد) لحركة 14 آذار.

    كما يجب التعاطي مع جمهور 14 آذار باعتباره جمهورا ينحاز الى مشروع استقلالي عن جميع المحاور العربية والدولية، لا بصفته ائتلافا طائفيا ما زال يحتاج الى “ركيزة شيعية” من اجل ان يكتمل تمثيله الطائفي.

    يجب ان يُرفض حصر تمثيل الطائفة بزعيم اوحد او تيار سياسي وحيد. والا يتم الانزلاق الى الاعتقاد ان ثمة “طوائف لبنانية” و”طوائف ناقصة في لبنانيتها”.

    ان ثمة مقتلين يتهددان حركة 14 آذار:

    مقتل اعتبارها صوتا اميركيا – سعوديا، قليل الحمية ضد اسرائيل، او متسامحا مع الغطرسة الاميركية.

    مقتل اعتبارها تجمعا سنيا – درزيا، في حضور مسيحي كثيف.

    اعرف ان كثيرا من هذه الخواطر وردت في برامج وادبيات “حركة اليسار الديموقراطي” و”حركة التجدد الديموقراطي” و”المؤتمر الدائم للحوار اللبناني” الذي سبق للنائب سمير فرنجيه ان شارك في تأسيسه مع شلة من المثقفين.

    لذلك، فان الرهان قائم على ان تحضر اساسيات هذه الرؤى في برناج 14 آذار كحركة جامعة.

    اعرف طبعا ان حركة 14 آذار، في اساس نشأتها، حركة استقلالية، وان الهم الوطني يغلب على الهم الديموقراطي ويتقدم عليه. واعرف ايضا انها تركيبة تضم من اقصى اليمين الايديولوجي الى التشكيلات اليسارية او الديموقراطية. ومن اعتى الطائفيات الى اصحاب البرنامج العلماني.

    لكن حركة 14 آذار مدعوة الى تجاوز نفسها، ونقد نفسها، بكل الصراحة المطلوبة، حتى تستحق ان تعبّر عن اشواق اللبنانيين الى مجتمع حر، ديموقراطي، ودولة راشدة وقوية.

    جورج ناصيف

    جريدة النهار - الأربعاء 12 آذار 2008