Ouverture et développement sont-ils deux options antinomiques ?
Le courant économique dominant a, dès ses débuts, établi une relation positive entre ouverture et développement. Depuis l’hypothèse du « doux commerce » d’Adam Smith, jusqu’aux plus récents rapports de Dollar, Collier, Sachs et Warner, le commerce international est supposé être un moteur de développement pour les pays qui s’y engagent. Pourtant, bien qu’ils aient – volontairement ou non – suivi ce précepte, de nombreux pays du Sud, particulièrement en Afrique, n’arrivent pas en enclencher la machine miraculeuse du développement.
Le débat a été bien appauvri quand on a voulu regarder le lien ouverture - développement sous un angle unique, partisan ou adversaire. Une opinion saine ne peut être fondée que sur une analyse plus nuancée qui, dans un premier temps, récapitule les principales expériences, pour, dans un second temps, élaborer une sorte de bilan. Ainsi, après d’une part, l’échec des stratégies de développement autarcique et d’autre part, les faibles résultats sur le développement de l’ouverture – seule, il semble que les deux processus doivent s’effectuer parallèlement et progressivement, avec une série de mesures d’accompagnement, internes et externes.


