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    La municipalité de Beyrouth tente – maladroitement – de répondre aux critiques adressées à son site

    Anne-Marie el-Hage a publié dans L’Orient-Le Jour du 6 février 2010 un article concernant la page française du site de la municipalité de Beyrouth. Cet article faisait suite à l’article de Nassim AG sur tajaddod-youth.com publié le 1er février, accompagné d’une grande campagne en ligne lancée par Tajaddod Youth.

    M. Varoujan Kantarjian – membre du conseil municipal de Beyrouth – a répondé aujourd’hui, 9 février, à l’article de Mme Hage. Une réponse, assez maladroite, qui aggrave le problème et montre une image bien peu reluisante du conseil municipal de la capitale, à quelques semaines des élections.

    Tajaddod Youth se doit donc de répondre à ce droit de réponse.

    M. Kantarjian écrit:

    « Mme Anne-Marie el-Hage, nous avons pris connaissance de votre article. Il a retenu toute notre attention et n’a pas manqué de nous surprendre.
    Dommage qu’il a fallu attendre des années avant que les membres du conseil de Beyrouth ouvrent leur site.

    « La municipalité de Beyrouth n’a vraiment aucun complexe. Ce sont vos mots, merci. Il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement.
    « Pour votre information, les réunions du conseil municipal se tiennent en langue arabe. Le message du président est établi dans cette langue, et, pour en permettre la lecture aux visiteurs étrangers de culture française ou anglaise, il a été traduit par des équipes étrangères au conseil municipal, qui se sont occupées de la construction du site, probablement par le biais d’un logiciel, sans notre autorisation. »

    Tout d’abord, la traduction médiocre ne se limite pas aux « messages du président » ou aux comptes-rendus des réunions. A moins que le président de la municipalité n’ouvre chaque réunion du conseil municipal par une conférence sur l’histoire de la ville du temps de Cananéens ou sur son passé de « mère de la Sharia ».
    Ensuite, est-ce que M. Kantarjian nous informe officiellement que ces « équipes » étrangères au conseil ont pris la liberté de traduire le site à leur guise, sans l’autorisation du conseil ? Nous annonce-t-il par là même que la municipalité de Beyrouth traduira en justice ceux qui ont osé pirater son site ?

    « Le président du conseil municipal n’a pas, personnellement, le temps de relire la traduction de son message, n’ayant pas été mis au courant de cette traduction malencontreuse. Il s’en remet aux spécialistes et aux différentes équipes qui sont chargées de cette tâche.

    Est-ce vraiment le temps qui manque pour relire la traduction des messages ? Faut-il plus que deux secondes pour se rendre compte des énormités publiées sur le site ?
    M. Kantarjian reprécise que ce sont les « messages » du président qui sont « malencontreusement » traduits, alors que le problème touche chaque mot du site.

    « Cette mauvaise traduction est certainement regrettable, et le conseil municipal mettra tout en œuvre pour reprendre les documents incriminés, et ce dans les meilleurs délais.

    Nous espérons que ce soit vraiment le cas. Aujourd’hui, il est impossible d’accéder au site de Beyrouth. Voilà le message qui apparaît sur l’écran : Bad Request (Invalid Hostname). Nous espérons cependant aussi que le portail de la capitale sera de nouveau en ligne, en meilleur état, dans les plus brefs délais. La solution au problème ne réside, en aucun cas, dans la fermeture du site.

    « Il ne faut pas, pour autant, jeter l’opprobre sur l’ensemble de la municipalité, son président M. Ariss, les membres du conseil municipal et les fonctionnaires de la municipalité qui sont sous l’autorité du mohafez de Beyrouth… Nous vous rappelons que les 24 membres du conseil ne sont pas des fonctionnaires ; ils sont élus par la population de Beyrouth pour six ans et, tout en étant médecins, avocats, ingénieurs, architectes, commerçants, fonctionnaires et représentants d’autres professions, ils restent des bénévoles qui, après une journée de travail accomplie ou pas, rejoignent les réunions du conseil municipal pour s’intéresser aux problèmes du quotidien des Beyrouthins et préparer les projets de développement de la ville dans la mesure de leurs possibilités.

    Personne ne jette l’opprobre sur l’ensemble de la municipalité. Et ce n’est pas en insinuant que le mohafez de Beyrouth porte une certaine responsabilité (argument très fréquent dans la guéguerre qui oppose municipalité et mohafaza de Beyrouth) que le problème du site peut être justifié. Le caractère bénévole du travail des conseillers municipaux est encore moins une excuse. La grande majorité des associations, ONG, partis politiques, sont animés par des bénévoles. Enfin, projeter une image moderne et reluisante de la ville – particulièrement dans cette ère de la communication – est au moins aussi important que les projets de développement infrastructurels ; l’attractivité de la ville étant l’une des principales mannes financières pour le pays.

    « Les débats du conseil municipal sont gérés et conduits par son président, d’une manière efficace et en toute clarté. Il ne peut en être autrement. Ils restent ouverts au public et nous vous invitons à y participer une fois au moins pour avoir une idée du sérieux des réunions ». (…)

    Nous acceptons cette invitation volontiers pour féliciter – alors – la municipalité de Beyrouth pour sa transparence.

    2 responses to “La municipalité de Beyrouth tente – maladroitement – de répondre aux critiques adressées à son site”

    1. Jacqueline Ayoub says:

      Nous sommes presque tous impliques dans des actions benevoles,ou nous sommes impliques dans des ONG, ca n’excuse en aucune facon, une communication publique et gouvernementale de surcoit aussi nulle. Un travail doit etre bien accompli qu’il soit renumere ou pas , du moment que l’on s’engage a le faire.

    2. citoyenlibre says:

      ….Allons c’est beaucoup plus facile de dire que nous sommes une bande des nulles aussi bien sur le plan culturel que sur le plan professionnel……que nous sommes des diplomés, des simples porteurs des tableaux scientifiques qui cherchent à les afficher sur les murs comme les photos de nos défunts……des diplomes qui ont été périmés depuis l’antiquité….. que nous sommes des avocats, des ingénieurs et des médecins qui sont à la retraite bien avant l’aquisation de nos diplomes et de nos médailles olympiques. …..
      ……que nous sommes des médecins corrompus qui cherchent à rafler quelques dollars par çi et par là pour survivre sur le dos des pauvres citoyens…… des ingénieurs qui ont fait de Beyrouth une ville modèle de l’anarchie structurale, une ville qui ressemble à tout et à rien,….et des avocats fonctionnaires qui se déplacent peu au tribunal surtout après un petit déjeuner copieux….
      ……il est temps que les choses changent, et ce traducteur qui nous invite à participer aux réunions de la municipalité fera mieux de balayer devant sa porte avant d’inviter soi disant les étrangers et porter par la suite la faute sur eux …..comme d’habitude dans les coutumes libanaises…..
      ……enfin à la place de traduire les activités de la municipalité sur internet il est préfèrable de faire une bande dessiné qui décrit la vie quotidienne rigolote de la municipalité de Beyrouth…..

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